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Sa source remonte aux oeuvres d'assistance de l'antiquité. —Quelques auteurs annoncent que les assurances sont juives de naissance, le fait est possible, et à la lecture de certains livres anciens on est porté à croire que des tentatives de réparation ou quelques essais pour la garantie des risques ont été faits chez les peuplades nomades qui che- vauchaient pour leur commerce à travers les vastes plaines de la Palestine, de l'Arabie ou de l'Egypte.
Le peuple juif primitif a laissé, en effet, trop d'empreintes de son intel- ligence des transactions commerciales sur les ruines du vieux monde, pour écarter chez lui toute idée de défense contre les coups du hasard.
D'ailleurs, M. Wollemborg, le très distingué vulgarisateur des caisses rurales en Italie, a signalé, d'après un passage du Talniud de Babylone que les anciens Hébreux, alors qu'ils étaient à l'état de nation, faisaient un usage journalier de l'assurance. Lorsque, parmi les âniors réunis en caravane, l'un d'eux venait à perdre un animal, sans qu'il y ait eu faute ou négligence de sa part, il lui était rendu un âne aux frais de la masse commune.
Cette réparation, ajoute le texte du Talmud, devait se faire en nature, et jamais en argent. Et les Emorains (commentateurs) expliquent cette restriction en disant que l'ânier qui aurait été dédommagé en argent, n'ayant plus qu'un animal au lieu de deux, n'aurait plus eu autant d'intérêt à faire bonne garde que par le passé. Certes, dit M. Wollem- borg, les anciens Hébreux n'ont pu avoir la notion claire et précise de l'assurance telle qu'elle résulte des données de la science moderne, mais ils en ont deviné les vrais caractères : mise en commun des risques pesant sur la collectivité, et celte idée notamment : que l'assurance mutuelle doit
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