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çait son apparition qui a été suivie — il faut bien le dire — d'une rapide et silencieuse disparition.
Au commencement du moyen âge l'assistance existe plus étendue, plus large. Ainsi contre une cotisation consistant soit en denrées, soit en argent on avait droit, lors du décès, à une sôputure, à des messes ; les invités pouvaient assister aux repas qui suivaient ces messes ; les affiliés aux Gildes (1) recevaient, en cas de maladie, les soins de leurs collègues, l'adhérent qui tombait dans le besoin par suite de maladie, de vieillesse, de la perte d'un membre, recevait des secours, on venait en aide à celui qui perdait une bête de valeur, qui avait vu piller ou brûler sa maison, ou perdu sa fortune dans un naufrage.
Ces Gildes, dit un excellent écrivain M. Lefort dans le Traité du contrat d'assurances sur la vie, se rapprochaient à la fois des institutions d'assistance et des sociétés d'assurances contre les acci- dents. Le lieu de leur naissance à ces sociétés, ébauches impar- faites de l'assurance, étaient les contrées du Nord, la Saxe ou le Danemark.
Prêt à la grosse. — Le contrat de prêt à la grosse apparaît sur la scène du monde, et prend racine 350 ans avant notre ère dans cet Orient plein de lumière et de génie. Athènes et Rome dont le commerce était si développé, dont les lois ont servi d'exemples aux races latines, peuvent revendiquer l'application première de cotte opération, aux termes de laquelle le prêteur aventurait son argent au delà des mers ; autrement dit, le prêteur stipulait que, pour prix du risque, une prime de grosse serait engagée, mais lui serait rendue ainsi que le capital prêté en cas de bonne arrivée du navire. Les risques étaient à la charge du prêteur, mais en échange l'emprunteur payait un fort intérêt en même temps qu'il pouvait être appelé à rembourser, selon les cas, le capital engagé.
En un des brillants plaidoyers de Démosthône on trouve le texte d'un acte signalant un prêt à la grosse.
Quant au contrat à la grosse qui est défini de nos jours dans les articles 311 à 331 du code de commerce, il était primitivement dénommé prêt à la grosse, contrat de société, puis de vente.
Il est intéressant de signaler dès à présent que dans l'assurance maritime actuelle le contraire de l'opération primitive de la prime de grosse existe. En effet, l'assureur reçoit d'avance une prime qui
(1) Voir Histoire de l'assurance contre l'incendie.
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