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Partout où on signalait une cause de troubles, économiques ou autres, le novateur répondait : « Ne peut-on y remédier par l'assu- rance? »
Un jour, paraît-il, il fit semblable observation à propos des faillites. L'idée de l'assurance contre les pertes de crédit, de nos jours, émane peut-être de ce moment.
Mais de Girardin avait devant lui de hardis lutteurs ; tous les premiers vulgarisateurs de l'assurance se levèrent pour protester contre les pré- tentions du grand publiciste.
Deux camps se formèrent, l'un en faveur de l'assurance libre, l'autre pour l'assurance par l'État, car cette question avait déjà été posée en 1840, 1848, 1850, 1855 et 1857 (1).
Pouget, dans son excellent et trop peu connu dictionnaire, convient d'une part que les gouvernements doivent aide et protection aux assu- rances, mais que toute mesure fiscale qui gênerait la marche dés assu- rances doit être repoussôe et, d'autre part, que l'avenir de cette institu- tion repose sur une double condition : Protection intelligente de la part des pouvoirs, instruction répandue au sein des masses.
Le Dictionnaire du Commerce et des Marchandises écrit que les assurances contre l'incendie, malgré les vices auxquels peut donner lieu leur application, doivent être considérées comme des bienfaits.
M. Boudon publie dans son livre intitulé : Organisation unitaire des assurances, que l'État est le gérant naturel des assurances, et il décrète
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