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Voici cette noie :
Les cultivateurs ont été obligés d'assurer leurs bestiaux en vertu d'un règlement provincial mis en vigueur le 1" janvier 1891 ; mais, à partir du 1" janvier 1893, le gouvernement a renoncé à continuer à les assurer par suite de pertes qu'il a éprouvées. La province de Liège avait eu un déficit. Le compte de gestion publié par le Conseil d'administration du fonds provincial d'agriculture de la province de Liège pour l'exercice 1893 contient en effet les indications suivantes :
Les dépenses consistent :
1° En indemnités allouées pour sinistres, fr. 604.772 33
2° En frais généraux, savoir :
45,487 fr. 48 cent, pour perceptions, vété- rinaires, inspections, et 23,338 francs pour traitements, jetons et frais de bureaux, soit en
tout 68.875 56
s'élevant à fr. 673.647 89 673.647 89
Les recettes formées :
1° Des primes encaissées d'après un tarif reconnu insuffisant, montant à 462.904 29
2° Et d'amendes et de produits montant à. . 14.029 57
Représentant un total de fr. 476.933.86 476.933 86
L'exédent des dépenses sur les recettes est donc de fr. 196.714 03
L'État intervient et prend à sa charge 87.183 90
Reste à la charge du budget provincial un déficit de fr. 109.530.13
A ce tableau ajoutons les renseignements suivants extraits de la note déjà citée.
Le personnel qu'avait choisi le gouvernement provincial a commis des abus dans l'exercice de ses fonctions; la surveillance et le contrôle ont fait défaut ; les cultivateurs faisaient de fausses déclarations concer- nant surtout le nombre de bêtes qu'ils détenaient pour payer ainsi moins de primes.
Il y a eu aussi beaucoup de protestations de la part des cultivateurs, à la suite des nombreuses difficultés que les agents du gouvernement leur créaient avant de régler leurs sinistres ; enfin, assureurs et assurés, trompés et déçus, ont vu avec plaisir l'abolition de ce règlement pro- vincial.
En Angleterre où l'assurance est libre, on repousse tout ce qui peut être une atteinte à cette liberté.
Une note parue dans la Réforme sociale, en 1893, signale certaines parties d'un rapport de M. Elie Sowerbutts,secrétaire delà Société royale
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