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D'ailleurs, cette mission de l'assurance pour le développement du Commerce n'a pas échappé au jurisconsulte.
Laissez-nous donc retracer cette admirable pensée qui a inspiré le titre X du Code de commerce français :
Le danger de la navigation entravait le commerce maritime. Le système des assurances a paru, il a consulté les saisons ; il a porté ses regards sur la mer, il a interrogé ce terrible élément; il en a pressenti les orages ; il a épié la politique, il a reconnu les ports et les côtes des deux mondes; il a tout soumis à des calculs savants, à des théories approximatives, et il a dit au commerçant habile, au navigateur intré- pide : certes, il y a des désastres sur lesquels l'humanité ne peut que gémir ; mais, quant à votre fortune, allez, franchissez les mers, déployez votre activité et votre industrie, je me charge de vos risques. Alors, il est permis de le dire, les cinq parties du monde se sont trouvées rap- prochées...
L'assurance dans toutes ses manifestations maritimes et terrestres était dès lors consacrée.
Ce qu'est l'assurance.— Quelle est donc cette science qui s'approprie si miraculeusement à tous nos usages, qui s'assimile si intimement à nos sentiments, qui s'associe si étroitement à nos intérêts?
Enfin qu'est l'assurance? Quelle est la source de ce torrent bienfai- sant qui doit fertiliser l'humanité, adoucir les moeurs, puis transformer le vieux monde qui s'écroule au milieu des passions accumulées de vingt siècles, en une Arcadie où le bonheur règne, où la morale gouverne?
Eh bien, pour nous servir d'une familiale métaphore, nous dirons que l'assurance est la soeur cadette de l'association dont la mère a son nom : Assistance.
Assurance, Association, Assistance sont une sainte Trinité dont la mission à peine commence.
Dès les premiers essais qui ont été écrits sur l'assurance, les auteurs ont perçu la place que devait tenir cette science dans les lois humaines ; et comme les bonnes fées du temps jadis, ils l'ont comblée de louanges et lui ont prédit de grandes destinées ; mais il ne faudrait pas que la vieille fée oubliée, ou plutôt inconnue alors et qu'on pourrait nommer aujourd'hui politique, par exemple, change en terribles défauts les heu- reuses qualités, les vertus précieuses offertes à l'assurance dès sa naissance.
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