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it L'obligation, je le répète, est forcément stérile , elle détruit l'effica- cité et la vertu sociale des institutions. En supprimant l'effort, elle , abolit du même coup le mérite; elle n'élève plus les individus, elle ne , i-approcho plus les classes. C'est un impôt que perçoit l'Etat ; ce n'est , plus l'acte d'un homme libre qui, librement, s'impose une privation, , une épargne, ou vient en aide à son semblable. La formule et l'auloma- , lismc, au besoin servis par le gendarme, ont remplacé les initiativos . spontanées, qui sont précisément fécondes en raison do leur liberté, et Je ne suis pas cependant de ces économistes intransigeants, qui . refusent à l'État toute intervention dans le domaine du travail sous ,. peine d'ingérence. J'ai même essayé naguère de délimiter la zone „ étroite où il avait le droit et même le devoir d'intervenir, par exemple , celle de la protection dos mineurs, de la sécurité et de l'hygiène des ... ateliers. Mais je demande à l'Etat, même sur ce terrain limité, de res- .. pccter l'initiative de ceux qui ont le sentiment de leurs devoirs légaux .¦ cl de les laisser viser à leur façon le but assigné par la loi, pourvu qu'ils l'atteignent. En dehors de ce terrain, et notamment sur celui du .. devoir social, l'Etat n'a plus le droit d'intervenir par ses contraintes, « cl l'accomplissement de ce devoir n'est plus justiciable que de la cons- • cionce individuelle et de la conscience collective, c'est-à-dire de la morale privée et de l'opinion publique. »
Le délicat auteur du Mécanisme de la Vie Moderne, le vicomte d'Avenel, écrit dans la Revue des Deux Mondes de très jolies pages sur le rôle de l'Etat envers les Assurances. Il s'agit ici d'assurances sur la vie. et Je demande, conclut-il, la suppression de la tutelle préventive de •• l'Etat. Le public doit savoir que la seule garantie réelle, c'est, acluel- ¦ lcmenl, l'honorabilité et l'intelligence des administrateurs... Le seul 1 rôle qui incombe à l'Etat, c'est, par une surveillance purement répres- 1 sive, d'obliger les Compagnies d'assurances à maintenir toujours en » lumière une situation que l'opinion se chargera d'apprécier. Et pour " nos Compagnies, l'indépendance en matière de placements et de " réassurances est le seul moyen de battre les rivaux étrangers avec « leurs propres armes. »
M. Paul Moulin voit M.Bourgeois (du Jura) étendre ses convoitises sur toutes les assurances ; dans le Moniteur des Assurances il combat donc contre l'Etat assureur avec la fermeté et la compétence qui lui sont familières.
M. Gibon, dont la grande autorité en matière sociale est si justement appréciée, considère que l'assurance obligatoire par l'État ne doit pas*
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