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N'avons-nous pas assez de fonctionnaires en France ; le budget « n'est-il pas déjà suffisamment obéré par les traitements et les pensions de retraite qu'il faut leur servir? Chaque année les rapporteurs de la loi ee du budget nous affirment que, sur ce point, nous sommes plus favori- « ses qu'il ne conviendrait. Nous nous rangerons donc à leur avis, car ils ee sont mieux en mesure que qui que ce soit de nous donner une apprécia- « tion sérieuse et motivée.
ce Et c'est pour cette minime satisfaction, pour la création de quelques « emplois nouveaux, qu'on voudrait que l'Etat, renonçant aux 25 millions « qu'il reçoit annuellement des assurances contre l'incendie, sans courir « la moindre responsabilité, se lançât dans une voie si périlleuse, qu'on « voudrait l'obliger à mécontenter tout le monde et risquer de le conduire à la ruine.
« C'est lui conseiller de lâcher la proie pour l'ombre. »
MM. Léon Say, Magnin, Maze, Paul Deschanel, Rigaui, Larollr, Cyprès, Sociétés savantes, Congrès, MM. Léon Bourgeois, Lefort, Naquet, Leroy-Beaulieu, Rafjalovieh, Journal des Débals
Dans le sein du Parlement se trouvent également des adversaires de l'assurance par l'Etat. M. Léon Say, notamment, s'élève contre l'Etal assureur en des discours restés des modèles de beau langage et de pure logique; en 1881, M. Magnin, ministre des finances, donne au Sénat un avis contraire à l'assurance par l'Etat ; en 1887, M. Maze, sénateur, pro- nonce un discours à Chalon-sur-Saône (1) dans lequel il établissait que la misère était et resterait, hélas! un mal inhérent à l'humanité, puis exa- minait les moyens de la combattre en repoussant à la fois le système de la charité, celui de l'Elat-Providence, du communisme et enfin de l'assu- rance obligatoire par l'Etat...
« L'État, dit aussi M. Paul Deschanel dans son discours à l'office ee central des institutions charitables, ne doit intervenir que là où l'initia- ce tive privée ne suffit pas, là où elle est absente ou trop faible. Mais, « quand l'association libre est en plein développement, en plein succès, « l'intervention de l'Etat au delà de son droit de contrôle est un nouveau ee péril. Qu'il surveille les associations privées, c'est son droit ; qu'il « les aide, c'est son devoir ; mais qu'il prétende les régenter ou les rem- et placer, cela est absurde. »
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