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Le système deLato.— Entre le premier décret de 1754 et les arrêts de 1786, s'élève la magistrale invention du fameux système de Law; la Bourse est créée rue Vivienne et la Compagnie des Indes fonctionne.
Dans l'intervalle qui sépare la splendeur et la décadence du règne du papier-monnaie et des actions, mille combinaisons financières voient le jour. L'assurance n'est pas oubliée, elle apparaît sous la régence, un peu avant l'effondrement du système.
A cette époque, en 1720, le pavillon français, dit Henri Martin, reparaissait sur toutes les mers comme aux beaux jours de Colbert ; l'hiver précédent, la Compagnie avait expédié 18 navires en Orient, 30 en Louisiane et en Afrique ; elle possédait 105 gros vaisseaux et 300 milliers de valeurs. Elle avait largement amélioré le produit de tous les impôts qu'elle percevait, non point en vexant les contribuables, mais en perfectionnant l'administration.
La Compagnie avait retiré du commerce près de 300,000 actions, en
militaires, rue Rochechouart, en sont littéralement constellés, comme la poitrine d'un diplomate : on y compte peut-être vingt de ces décorations aux emblèmes les plus divers.
Il en est de bleues, de rouges, de noires; les unes sont bien simples, tout unies rehaussées d'un modeste filet d'or, avec des majuscules sur le champ ; d'autres sont de nuances variées, véritables tableautins polychromes, avec des vignettes, des astres rayonnants, des oiseaux supei'bes, des scènes touchantes, ou do majestueuses divinités dans de nobles attitudes, entourées des attributs do la paix et du travail, du commerce et de l'industrie, de la concorde et de l'abondance.
La plaque de tôle est donc le signe caractéristique de l'assuré. Elle est également celle de l'agent d'assurance qui en possède une de l'orme spéciale.
La fabrication de ces spécialités offre, au point de vue industriel, un certain intérêt La maison la plus ancienne et qui est restée la plus importante pour cet article fut fondée, en 1825, par M. Hôbrard de Villiers ; à cette époque, les plaques murales des Compagnies d'assurances étaient grossièrement faites à la main, à l'aide de poncifs spéciaux; c'est en 1832 que cette maison commença à estamper et a donner aux plaques murales les reliefs qui font si bien ressortir les inscriptions qu'y mettent les Compagnies d'assurances.
C'est vers la môme époque que l'on commença à faire durcir au four le vernis de ces plaques, afin qu'elles puissent offrir une plus grande force de résistance aux intempéries du temps.
En 1846, M. Nollet succédait à M. Hôbrard de Villiers, il donnait à son industrie de nombreuses modifications, tant à la forme qu'à la solidité des plaques murales- Depuis 1887, M. Manceau — auteur de cet historique — prit la succession de M. Nollet et continua les traditions de ses prédécesseurs, en y apportant chaque jour de grands perfectionnements.
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