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Opinions sur l'assurance. — Jetons donc un rapide coup d'oeil sur les auteurs et voyons ce qu'ils pensent de l'assurance pour elle-même.
Reportons-nous aux préceptes, maximes et définitions scientifiques et théoriques qu'elle a provoqués çà et là : un peu partout.
Quel est le but de l'assurance ?
L'assurance, a dit M. Pouget :
« A pour but de garantir l'assuré d'un désastre. Sa base, pour t l'assureur, repose sur le système des probabilités, système dans lequel « le risque fourni par chaque assuré et la prime qu'il paye en échange « d'une garantie doivent être considérés comme les fractions d'un seul € tout. »
Et ajoute Quenault, dans son Traité des assurances terrestres :
t Considérée isolément et séparée des autres conventions de la « même nature avec lesquelles elle se combine, une assurance ne « présente à l'esprit d'autre idée que celle d'une gageure, au moins de la « part de l'assureur...
« Mais il n'en est pas ainsi ; l'assureur calcule, en effet, ses opéra- « tions sur un emploi judicieux de la théorie des probabilités, c'est-à-dire « sur les chances plus ou moins probables d'un événement.. Apprécié à « ce point de vue, le contrat d'assurance sort de la clause des spécula- « tions de jeu, et s'élève au rang des conventions que la loi civile « sanctionne à cause de la moralité de leur principe et de l'utilité de leurs « effets. »
Après le but de l'assurance, voici les deux principes fondamentaux notés en tête de tous les anciens ouvrages :
« 1" De la maxime fondamentale que l'assurance ne peut être un « pari, découle cette conséquence, que le contrat est nul si l'assuré n'a « pas un intérêt à la propriété et à la conservation de l'objet exposé aux « risques.
« 2° L'assurance ne peut jamais être pour l'assuré un moyen d'ac- « quérir un profit ou un bénéfice ; elle est un contrat d'indemnité. »
Il entre assez dans les habitudes de la magistrature de prononcer des discours de rentrée sur la question sociale ; or, l'assurance est un des points de ses préoccupations.
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