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Au point de oue social, politique, familial, industriel, l'assurance mutuelle est-elle réalisable?— La question des assurances est un bien vieux sujet qui serait voilé par l'oubli si son principe n'était pas essentiel à notre organisation progressive et sociale.
A l'observation, l'assurance présente divers aspects bien curieux : ainsi dans certains milieux, considérée au point de vue social, elle se révèle comme devant apporter le bien-être au genre humain ; par elle, la société sera transformée, tous seront riches, heureux, la vieillesse sera assurée dès l'enfance; le grand problème de la lutle pour la vie sera résolu.
Telle semble être, au point de vue social extrême, la forme attirante que revêt l'assurance. Malheureusement, ce sont là des choses trop belles pour n'être pas trompeuses, les moyens pour obtenir un tel résultat n'existent encore qu'à l'état de vague rêve dans le cerveau des philan- thropes. Cependant empressons-nous de le dire, l'oeuvre sociale de l'assurance existe, mais il est nécessaire de ne pas aller plus vite qu3 le courant, car appliquée avec raison, par petites doses, sagement elle sera d'un grand secours pour améliorer la situation du travailleur, à la condi- tion, toutefois, que celui-ci la conquerra par un effort personnel et en dehors de toute pression socialiste ou d'Etat.
Au point de vue politique, l'assurance offre un moyen électoral puissant. En effet, sur quelles bases sont bâtis les programmes électoraux?
Cependant, ajoutons que, d'après l'article 3 des statuts, il est facultatif aux Compagnies du Comité de conserver la direction indépendante des affaires spéciales intéressant soit une seule Compagnie, soit plusieurs qui seraient toutes d'accord pour ne pas recourir à l'entremise du Comité; mais cette entremise est de droit si un seul des intéressés la réclame. Le Comité nomme au scrutin secret un Président et deux Vice-Présidents. La durée de leurs fonctions est d'une année. Ils peuvent être réélus, pour une année seulement (1).
Tous les jours, de midi à deux heures, les journaux et nouvelles du jour sont mis, dans le salon du Comité, à la disposition de ses mem- bres et aux mêmes heures ont lieu les réunions d'intéressés dans les affaires spéciales, sur la convocation du Secrétaire.
La liste des affaires en état d'être examinées est affichée dans le salon du Comité. Leur classement pour l'ordre de la discussion a lieu suivant le nombre de Compagnies intéressées dans une môme affaire, en commençant par celle qui réunit le plus grand nombre.
Telles sont les dispositions générales insérées dans les statuts du Comité ; ajoutons que les Compagnies sont absolument libres d'en faire partie ou de rester en dehors.
Des Comités analogues à celui de Paris fonctionnent également au Havre, à Bordeaux, à Marseille, pour l'usage des assureurs de ces diffé- rentes places.
Ces Comités ont des liens d'intérêt et correspondent non seulement entre eux, mais avec les assureurs étrangers ; enfin ils interviennent les uns pour les autres et s'entr'aident mutuellement.
Courtiers. — Le courtage d'assurance est une charge semblable à celle des agents de change, le courtier d'assurances est courtier juré, officier ministériel ; il reçoit les ordres d'assurances et rédige les polices que les assureurs signent sur original.
Les assureurs acceptent des risques aux conditions françaises ou à celles des autres places d'assurances. Certaines Compagnies délivrent même des polices stipulant que les avaries seront payables par leurs agents ou correspondants établis aux points de destination.
Les grandes villes de France, c'est-à-dire les principaux centres mar- chands fluviaux et maritimes sont pourvus de courtiers jurés : Paris en possède huit. Le Havre, Bordeaux en comptent un certain nombre ;
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