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Représente le prix du risque et moyennant cette prime, il s'engage à payer la somme assurée en cas de naufrage. C'est plus naturel.
Les relations d'intérêts et d'alliances qui unissaient les Rhodiens et les Romains permirent à ces derniers d'adopter certaines des lois si sages qui gouvernaient les anciens confédérés d'Athènes, les anciens sujets d'Alexandre.
On prête à l'empereur Claude l'adaptation du contrat à la grosse dans les lois romaines. Suétone raconte aussi que, lors d'une grande disette afin de rendre plus rapide l'importation des grains en Italie, Claude prit à sa charge les risques de la tempête.
D'autre part, quelques commentateurs de l'ordonnance maritime de 1081 : Val in, procureur du roi au siège de l'amirauté de la Rochelle et Emôrigon, avocat au parlement d'Aix et conseiller à l'amirauté de Mar- seille, ont trouvé dans les lois romaines des opérations qui avaient une grande ressemblance avec l'assurance maritime (l). Ainsi, lors de la seconde guerre punique, au témoignage de Tite-Live, les entrepreneurs, chargés de transporter en Espagne des munitions de guerre et de bouche, stipulèrent que la République serait garantie des pertes causées par l'ennemi ou par la tempête. Puis, d'après le même historien, quelques années plus tard, des entrepreneurs furent poursuivis pour avoir simulé frauduleusement des naufrages afin de recevoir un indemnité de l'État. Les auteurs cependant sont tous unanimes à déclarer que ces mesures de prévention et de sauvegarde contre le hasard ne peuvent en aucune sorte être classées comme oeuvres de garanties l'élevant de l'assurance, telle qu'elle a été pratiquée à la fin du moyen âge et que d'ailleurs ni le Code, ni les Novelles, ni les Basiliques publiées en 867 par Basile le Macédonien sous l'empereur Justinien ne font mention du contrat d'assurance ; les Romains y suppléaient, paraît-il, soit par des contrats conditionnels ou aléatoires, soit par la fidéjussion ; quant au contrat de louage il était parfaitement connu en Italie.
Malgré tout, Emôrigon croit apercevoir dans l'histoire romaine quelque trace de notre contrat d'assurance.
Ainsi d'après ses commentaires, la République prenait pour son compte les pertes qui arrivaient par la violence des tempêtes.
Et, d'autre part, Cicôron ayant remporté' en Cilicie un victoire qui lui mérita le titre d'Imperator, et qui lui aurait procuré l'honneur du triomphe, si la guerre civile entre César *et Pompée ne fût survenue, écrivit au procureur Caninius Saluste, à Laodicôe, qu'il aurait soin
(1) Droit romain : Si tel navire revient d'Asie?
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