|
L'Assurance sous le Premier Empire. —De 1791 à 1804, rien ne vient troubler la paix profonde dans laquelle les événements avaient plongé les assurances. Les idées françaises n'allaient pas vers la prévoyance, elles s'envolaient dans les plis du drapeau promené triomphalement au d'avers de l'Europe.
Mais le xix siècle est ouvert, le mouvement en avant de l'assurance va reprendre.
Au reste, il ne s:agit plus de créer, il suffit d'imiter, de reprendre ce qui a été fait, de l'améliorer et de l'étendre.
La nouvelle génération va poursuivre cette oeuvre féconde en géné- reux résultats.
En 180fî, la Suisse créée une compagnie dans le canton de Berne et les autres cantons suivent cet exemple qui franchit les Alpes et prend fortement racine en Italie. L'Azienda de Trieste et la Compagnie de Milan, assurant contre l'incendie, sur la vie et constituant des rentes viagères, s'élèvent sur un terrain bien préparé pour le développement des uuivres sociales.
Quelques autres .Etats, éprouvés plus profondément par les guerres de la République et de l'Empire, reportent à plus tard les idées de prévoyance et ne songent qu'à rétablir leurs finances, leur commerce, leur armée, leur marine anéantis par Napoléon; et puis, de graves préoccupa- tions hantent les vaincus ; seule la diplomatie représente la science en honneur en ces temps orageux.
L'Angleterre, plus à l'aise dans son île, apporte au développement de ses institutions d'assurances le soin, la méthode qui caractérisent le génie particulier à sa race.
C'est à ce moment qu'apparaît sous sa forme définitive Y Union, Société d'assurance anglaise, créée en 1759, dont voici l'acte de consti- tution de 1805 tel qu'il a été modifié jusqu'à la date de Juin 1889:
» A tous ceux qui ces présentes verront : Nous dont les signatures « sont ci-après et qui avons apposé nos cachets, salut. — Attendu que « par un certain acte par écrit ou seul double enregistré dans la Haute '< Cour de Chancellerie de Sa Majesté, daté du 16 Février de l'an du « Seigneur 1714-46 relatant, entre autres choses, qu'il était évident que « non seulement les parties audit acte, mais aussi les marchands et les * habitants des cités de Londres et de Westminster et des endroits « adjacents, en général, étaient très désireux d'assurer tant leurs mar-
|