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Les malheurs dont la guerre, le seigneur s'engageait à prendre la perte pour son compte et à faire reconstruire les maisons brûlées.
C'était bien lo principe même de l'assurance moderne qui était nettement posé.
Le comte d'Oldenbourg considéra co projet comme bon et susceptible d'être mis à exécution par une Compagnie de simples particuliers ; mais il ne voulut pas y prendre part sous ce prétexte que « la Providence pourrait se laisser tenter, que ses sujets pourraient être mécontents et lui-môme accusé d'avarice ».
M. de Bismarck aurait bien dû suivre les principes du noble comte qui montrait, dès ce temps, la véritable voie de l'assurance, en s'ôlovant contre toute ingérence, tout monopole, tout socialisme d'État.
Progrès de l'assurance terrestre à l'étranger. — En 1732, à Copen- hague, se forme une Compagnie d'assurances. D'après ses statuts, elle payait les neuf dixièmes de la valeur de l'immeuble incendié, laissant le sauvetage pour un dixième au compte de l'assuré qui devenait son propre assureur pour une partie.
Les Pays-Bas suivent l'Angleterre dans son mouvement ascensionnel de l'assurance et la Société mutuelle contre l'incendie : Sûreté et Repos . est constituée à Bruxelles.
A Hambourg se crée la Caisse d'incendie, Compagnie d'assurance spéciale pour les immmeubles. Le plein, c'est-à-dire la somme maximum de garantie, n'allait pas au delà de 15,000 marcs, 1,000 livres sterling ou 15,000 francs. Comme dans la Compagnie anglaise de 1684, chaque assuré payait une prime annuelle et contribuait aux pertes.
A Gotha, une Compagnie se fonde également. Mais les autres pays d'Europe : la Suisse, l'Italie, la Russie viennent soulcmont après la France dans l'adoption rationnelle de l'assurance.
Développement de l'assurance terrestre en France. — Donc à cette époque, c'est-à-dire au commencement du xvni" siècle la Franco entre en lice.
En 1717, est signalée à Paris la création des bureaux des incendies. Un fonds de réserve provenant de cotisations ou de la charité privée était formé, puis centralisé chez le général de l'ordre do St-Lazare. A Troyes il en existait un.
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