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et pour assurer la vieillesse contre la maladie, le chômage, pour assurer te l'homme contre les dommages que la nécessité des forces de la nature « lui impose, et nous rencontrons des groupes pleins d'ardeur, de bonne « volonté, de générosité, mais ignorant certaines conditions scientifiques, « ignorant les tables de mortalité et les taux et les tarifs que les Sociétés « d'assurances peuvent seules faire exactement calculer. Et nous disons « à ces groupes : « Prenez garde, vous avez marché avec une foi géne- et reuse, un entrain, une cordialité et, un sentiment d'humanité auxquels ce nous rendons pleine justice ; mais sans ce fil conducteur que la science et sereine et abstraite peut seule nous donner avec certitude, prenez te garde, vous allez trébucher dans le chemin et vous allez entraîner avec vous vos amis. »
M. Alfred Naquet traite magistralement, dans YEclair, la question de l'assurance par l'Etat; nous aurons occasion de revenir sur son élude dont voici la conclusion :
« En résumé : difficultés considérables d'application ; bénéfices nuls t< et môme déficit probable; le pain enlevé à un nombre énorme do « familles. Voilà à quels résultats nous arriverions si nous décrétions « cette nouvelle édition considérablement aggravée du monopole des « allumettes.
« M. Jaurès peut logiquement présenter des propositions de cet « ordre. Elles sont conformes à ses idées générales, elles sont un ache- té minement vers la société à laquelle il tend.
ee Mais M. Bourgeois, du Jura, se déclare nettement anticollectiviste te et dès lors sa proposition est inexcusable. »
C'est avec la belle ordonnance qu'il apporte dans ses écrits, que M. J. Lefort, avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, nous initie, en son très savant ouvrage (1), aux tentatives qui ont été faites pour rendre l'État assureur sur la vie (2) et, très franchement, avec sa profonde expérience, il donne une opinion négative qu'il appuie sur de sérieux arguments.
ee La validité des assurances sur la vie est incontestable.
(1) Traite théorique et pratique du Contrai d'assurance sur la vie, t. I, pages 1!' ot suivantes.
(2) Voir au chapitre de l'Assurance sur la viei
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