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cumulée, au capital certain qui est le fruit de la prévoyance, de la sobriété et de la bonne conduite.
Ses multiples combinaisons sont à la portée de tous ceux qui ont de l'ordre, de la méthode, du jugement ; elle concourt au développement du commerce, elle empêche les défaillances, elle arrête même sur la pente du suicide ceux que les tristesses, les déboires, les désespérances enva- hissent; car elle ne veut pas qu'on se tue !
On dit souvent que l'assurance n'est qu'à la portée des riches ; c'est une erreur et une ignorance ; et la preuve en serait facile à faire si les Compagnies d'assurances publiaient la statistique de leurs petits contrats. On dit que la prime est élevée, qu'il est difficile à un ouvrier d'assurer une somme raisonnable compatible avec son salaire. Au moins, qu'ils essayent ! N'avons-nous pas de modestes employés d'administration qui sont assurés, malgré leur situation financière plus précaire souvent que celle de l'ouvrier aisé?
L'assurance vie, répétons-le, est accessible à tous, et si tous ne s'as- surent pas, c'est que l'ôgoïsme écarte l'idée de prévoyance, et que, de ce fait, elle ne peut franchir certains milieux où les passions sont trop puissantes.
L'industrie est le champ fertile où se meut l'assurance sous ses diverses formes, en ses multiples combinaisons.
L'assurance contre l'incendie, l'assurance sur la vie, l'assurance contre les accidents du travail et individuelle, l'assurance contre la grêle et contre la mortalité des bestiaux, sont des mesures de sauvegarde et de garantie qui s'imposent aux chefs de famille aussi bien qu'aux chefs d'éta- blissements industriels.
Celui qui possède une maison doit être assuré contre l'incendie.
Celui qui possède des champs, des récoltes, des bestiaux, a pour devoir de s'adresser aux Compagnies d'assurances qui garantissent contre les fléaux atmosphériques et contre l'épizootie.
Celui qui est à la tête d'une usine, d'une manufacture, d'une fabrique, doit avoir le souci de la prévention et celui de la réparation : des Sociétés industrielles lui donnent le moyen de prévenir les accidents et les Com- pagnies d'assurances celui de les réparer au point de vue pécuniaire et des responsabilités encourues.
Enfin, l'assurance sur la vie rayonne sur toutes les conditions, elle donne la sécurité dans le présent et l'espoir dans l'avenir.
Les assurances sont nées du Commerce, a dit un de nos Maîtres, Pouget ; et il a ajouté : le Commerce a vu par elles accroître sa prospérité.
Au point de vue des transactions commerciales, l'assurance joue donc un rôle que le temps n'a fait que développer.
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