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Moyens à mettre, en oeuvre pour combattre les erreurs qui régnent généralement en matière d'institutions de prévoyance.
« Le rapporteur, M. Duboisdenghein, actuaire de la Caisse d'épargne, « examine au point de vue scientifique les vices d'organisation de la plu- « part des institutions de prévoyance gouvernementales ou privées et « demande que les actuaires soient consultés, tant, lorsqu'on réorganisera « les institutions existantes que lorsqu'on créera des institutions nouvelles. < 11 insiste pour que l'Etat, qui est si souvent pris comme modèle quand « il s'agit d'organiser une caisse de prévoyance, donne le bon exemple m en s'inspirant des vérités scientifiques. Il préconise, pour faire dispa- « raître les erreurs en cours, la vulgarisation des AM-ais principes par « l'institution de chaires de science actuarienne et la création de concours. « M. Vellut, inspecteur d'assurances, estime qu'il y aurait lieu « d'inculquer, dès l'école primaire, aux enfants des deux sexes les notions « qui doivent servir de base aux institutions de prévoyance.
« M. Léon Marie, de l'Institut des actuaires français, préconise le « même enseignement dans les écoles industrielles et commerciales où se « forment les patrons de l'avenir.
« M. Mahillon, directeur général de la Caisse d'épargne de Belgique, « insiste sur l'importance du rôle de l'État, qui, étant généralement pris « pour modèle lorsqu'il s'agit d'organiser une caisse de prévoyance, a le « devoir de recourir aux seules conceptions scientifiques.
« On aborde ensuite l'examen de la législation en matière cl'assu- « rances.
« M. Adan, directeur de la « Royale Belge », commente son très « brillant rapport et fait remarquer combien le Code est imparfait à ce « point de vue. Il demande l'élaboration d'une codification spéciale aux « assurances, en tenant compte de la nature mathématique du contrat « d'assurance. Il constate le désaccord qui existe entre la législation « actuelle et les principes scientifiques.
« M. Tarbouriech, délégué de M. le ministre du commerce de France, « appuie les conclusions du rapport de M. Adan et insiste sur la néces- « site de créer une législation spéciale à l'assurance sur la vie dans les « pays qui n'en sont pas encore pourvus, comme la France.
« M. Badon-Pascal demande au Congrès de se borner à un voeu en « faveur de l'établissement d'une bonne terminologie de l'assurance, ce « qu'il appelle une notation juridique.
« M. Adan demande, en vue de l'élaboration d'une législation spê- « ciale, que les actuaires s'entendent avec les juristes et qu'il soit formé « une commission à l'instar de celle qu'il existe en Suisse.
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