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Sociétés moyennant un versement de 20 0/0 ; mais l'acte constitu- tif dépendait d'un décret gouvernemental. Quant au fonctionnement, il tombait sous le contrôle du Conseil d'Etat et du Préfet de Police.
La Chambre, le Cercle Commercial, la Réunion ont été fondés dans ,'os conditions que les lois do 1867 et 1894 sont venues élargir très heu- reusement.
« Sans les assurances, le commerce de la mer ne saurait se
soutenir, dit Valin ; mais, ajoute Labraque Bordenave, le développement des affaires, la multiplicité des assurances et l'importance de ces opéra- tions ont amené la création de Sociétés importantes et l'intervention rlu législateur en ce qui concerne l'organisation et le fonctionnement de nos Sociétés maritimes. Ainsi, pour ne citer qu'un exemple, la loi du 24 juillet 1867 exige pour le fonctionnement des Sociétés anonymes un versement obligatoire de 25 0/0 du capital social, et impose la liquidation obligatoire lorsque la moitié du capital social est perdue. C'est à ces dispositions sévères qu'est due la sécurité offerte au commerce |.;ir les Sociétés d'assurances maritimes françaises. Aussi est-il à pou près sans exemple que les assurés aient jamais souffert de l'insolvabilité des assureurs; quand la liquidation est prononcée, il reste toujours les trois quarts ou au inoins la. moitié du capital pour garantir les opérations engagées. Il n'est donc pas surprenant que ces Sociétés isolées au début n'aient pas lardé à prendre une grande extension, et qu'à l'heure actuelle I ilusicurs de ces Sociétés constituent de véritables puissances financières... » Le même auteur ajoute :
Depuis les années 1682 et 1754, Paris est devenu le grand centre des Compagnies maritimes de France et néanmoins dans chaque port mari- time on trouve do nombreuses Compagnies et plusieurs assureurs particuliers qui se livrent à celte industrie. Les rigueurs du Blocus conti- nental et les nombreuses guerres que la France a subies ont paralysé depuis deux siècles la création de ces puissants auxiliaires du commerce. Ce n'est qu'à partir de l'année 1815 que le commerce maritime a repris son essor; et c'est de cette époque que datent les premières grandes Compagnies d'assurances maritimes.
Les Compagnies de Paris sont actuellement au nombre de 2(J et forment un capital social de 57 millions 800,001) francs. Voici les noms de ces Sociétés, avec les résultats industriels et financiers qu'elles ont obtenus dans le dernier exercice connu, c'est-à-dire en 1894(1).
il) Les eliilïrcs de celte statistique mil été relevés dans le journal t'An/ii* n* du K'juin 1895.
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