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De rafale les premières tentatives de la prévoyance rationnellement appliquée.
Avant cette tombée de rideau qui prélude à l'entr'acte éblouissant de l'épopée impériale, une révolution de palais avait provoqué la disjonction do la branche vie et de la brandie incendie de la Compagnie Royale d'Assurances Générales. La branche vie réclama son autonomie et en profita pour créer une Société spéciale au risque humain. La Compagnie prit le nom de Compagnie Royale. De son côté la branche incendie reprenait son indépendance et, sous le titre de Compagnie d'Assurances < antre l'Incendie, elle développait les grandes bases de la pratique de l'assurance contre l'incendie.
M. Oudiette, un très compétent assureur, qui rédige de brillants articles dans le Moniteur des Assurances, adonné à ce journal le fac-similé d'une police de cette première Compagnie française.
M. Oudiette tient cette police de M. Gazier un de nos plus distingués professeurs de la Sorbonne, lequel a exhumé cette vénérable centenaire d'un meuble antique contenant de vieux papiers de famille.
M. Oudiette présente sa trouvaille de la façon aimable dont il pare ses études.
A remarquer d'abord, dit-il, sa jolie vignette, aïeule incontestable de celles de deux de nos grandes Compagnies modernes : le Soleil et le Phénix.
A étudier, ensuite, ses •< conditions », contenant, à la fois, un embryon de tarification et ce que nous appelons aujourd'hui les conditions générales du contrat.
La tarification est encore, naturellement, tort rudimentaire : elle ne comprend que les immeubles et seulement les risques simples de la première classe (couverts en tuiles, ardoises ou métaux), mais elle contient déjà la division du premier et du deuxième risque de cette classe, selon la nature des matériaux employés dans les constructions : le premier risque tarifé à «dix sols» 0/00 et lo deuxième à «vingt sols ».
Quant aux risques industriels et aux objets mobiliers, ils étaient assurés «. à un prix et à des conditions convenus de gré à gré » : la Compagnie exposant dans son bureau un tarif des primes applicables à ces risques « extraordinaires ».
Les conditions générales, elles, sont, au contraire, déjà très complè- tes et, vraiment, fort bien rédigées !
On les retrouve presque toutes dans nos conditions générales actuelles: exclusion des « papiers, titres, billets au porteur, etc.»;
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