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En 1779, une modification a été apportée au certificat de visite et à l'assurance du fret acquis.
Les législateurs du premier empire, qui eurent à remanier nos lois maritimes, ne firent que des changements fort relatifs à cette ordonnance de 1681, et ce ne fut que de nos jours que l'ordonnance Colbert changea de nom et qu'on l'engloba dans le Code de commerce français.
Cette modification s'imposait pour la raison que, depuis la promulga- tion de l'ordonnance Colbert, l'assurance s'est développée sous la seule protection du droit commun, des règles générales, des conventions, des usages, de la jurisprudence et de la doctrine.
Le droit maritime français se trouve au livre II, titre X de notre Code de commerce actuel ; il est tiré en partie et souvent intégralement de l'esprit et du texte de l'ordonnance du 1681, et aujourd'hui, après un siècle écoulé, alors que le progrès a changé le mode des transactions commer- ciales, alors que la vapeur a remplacé la voile, que des officiers expérimentés, que des engins puissants de sauvetage, que des signaux perfectionnés entrent en lutte avec les éléments et remportent souvent sur la mer démontée de si glorieuses victoires, l'ordonnance Colbert est toujours le terme exact de la raison et de l'équité.
L'ordonnance Colbert avait été précédée d'une Ordonnance de Gênes en matière d'assurance, jet à la mer, avaries. Par ce règlement, les polices de jeu de toute nature étaient interdites sous édiction des peines les plus sévères.
Quant à la France, elle possédait diverses ordonnances antérieures faites pour la marine française. Ces documents portaient les dates suivan- tes: 1400, 1517, 1543, 1584, 1667.
Les quatre premières étaient de simples abrégés de l'ordonnance de l'Amirauté.
François lor les augmenta en 1539, et plus tard Louis X11I par son ordonnance de 1628.
Mais la plus importante, la plus connue, est celle de Louis XIV donnée à Fontainebleau au mois d'août 1681 dont nous venons de signaler l'apparition.
En 1681 parait une Ordonnance espagnole pour les Indes. Dans la préface du recueil qui en donne le texte on peut lire ce qui suit : « Collec- « tion des lois du royaume des Indes, imprimée et publiée par ordre de Sa « Majesté Catholique Don Carlos II, notre seigneur. Actuellement divisée « en quatre volumes avec un index général et particulier à chaque volume « et un index spécial aux titres y renfermés. »
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