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HISTOIRE GÉNÉRALE DE L'ASSURANCE EN FRANCE ET A 1,'ÉTRANGER i().r>
, dernier mettrait les finances du pays, s'il prenait en mains l'industrie „ des assurances.
« En attendant qu'une loi supprime ou modifie sagement et logi- « quement le principe des trois caisses dont nous venons de parler, c est » le contribuable qui paye les erreurs et les philanthropies de l'État. »
Aujourd'hui, dix ans sont écoulés; la situation de ces caisses est-elle changée, est-elle améliorée?
Rien n'est changé, rien n'est amélioré.
Ouvrons les journaux qui commentent les résultats des derniers exercices des Caisses d'assurances régies par l'État, et nous serons convaincus une fois de plus de l'impossibilité dans laquelle est placé flïtat d'être un bon assureur quoi qu'en pensent, disent ou écrivent les admirateurs de Girardin et de sa doctrine sur l'assurance universelle (1).
Du Journal des Débats;
« Lors de l'apparition du rapport officiel sur la situation des caisses « d'Etat, le Journal des Débats signalait les maigres résultats donnés « notamment par la caisse d'assurances en cas de décès créée par l'État «. en 1868, et il s'étonnait du nombre relativement faible de ses adhérents.
(1) Nous no pouvons, à l'occasion de l'Klal assureur, nous dispenser de reproduire- à titre d'extrùmo curiosité laconceplion de l'assurance universelle de M. E. de Girardin
{Politique universelle) :
<. La politit|ue universelle, telle que.je la conçois, c'est l'assurance universelle. « A chacun sa lâche.
« Aux prêtres catholiques-d'enseigner et de démontrer l'existence de la Trinité, ¦ du poché originel, de l'éternité des peines du purgatoire, de la transsubstan- . lialion, etc..
" Aux ministres protestants d'enseigner et do démontrer qu'il n'existe et ne doit » exister que deux sacrements, le baptême et la cène, etc..
« Aux philosophes de toutes les écoles d'enseigner et do démontrer le contraire « do ce qu'enseignent et démontrent les ministres de tous les cultes. « Plus étroite est la tâche que je me suis assignée. « Je suppose, je veux supposer :
« Que Dieu n'existe pas ou que, s'il existe, il est impossible à l'homme d'en « elômontrer l'existence;
« Que le monde existe par lui-môme et par lui seul ; « Que l'homme n'a aucune faute à racheter;
« Qu'il porte avec lui la mémoire et la raison, comme la flamme porte avec elle * la chaleur et la clarté ;
« Qu'il ne revit charnellement que dans l'enfant qu'il procrée;
« Qu'il rie âe survit intellectuellement que dans l'idée par laquelle il s'illustre
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