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« Est-il nécessaire, en effet, d'insister ici sur l'incapacité industrielle , de l'État, sur la cherté exorbitante de ses services, sur les inconvô- „ nienls majeurs des monopoles surtout lorsqu'ils sont exploités directe- . ment, sur le respect dû à la propriété privée et aux droits acquis?
« Mais, au fait, billevesées que tout cela ! 11 s'agit de donner au ,. Trésor, qui, parait-il, en a grand besoin « pour suffire aux dépenses « nécessitées par l'application des principes démocratiques, un revenu .. qu'on peut évaluer bien au delà de 100 millions... surtout par l'adjonc- , tion des assurances sur la vie, contre les accidents, contre la grêle, .. etc.. » Et, par-dessus le marché, «. d'élever l'étiage moral delà nation, « de constater que la prévoyance-est une vertu française, etc. ».
« L'auteur ne s'aperçoit pas que si, en effet, la prévoyance est une * vertu tant qu'elle est libre, elle n'en sera plus une le jour où elle figurera « sur la feuille des impositions.
« A dire vrai, les propositions de cette espèce ne me paraissent pas i bien dangereuses parce qu'on voit, trop clairement ce qu'il y a au fond « de tout cela. Et je prétends que l'assurance contre l'incendie, en parti- a ailier, a le droit de vivre librement, sous la protection des lois, simple- « ment parce qu'elle existe, parce que, comme le dit naïvement notre « auteur, « elle s'est constituée de sa propre initiative sans demander à « l'Etat aucune concession ». parce qu'elle est à la hauteur de sa mission « (car elle couvre 80 ou 85 0/0 des valeurs assurables), parce qu'enfin on o n'a pas plus le droit de l'assassiner que d'assassiner la députation du « Jura.
« Un projet qui me chagrine beaucoup plus, parce que je suis obligé « de le prendre plus au sérieux, en raison de sa provenance, c'est celui « qu'a déposé récemment le Ministre de l'Agriculture sur les assurances « agricoles (1), projet qui consiste dans l'organisation d'un vaste réseau « de caisses cantonales et départementalts, reliées à une caisse natio- <¦ nale, pour l'assurance mutuelle contre les risques de la grêle, de la " gelée et delà mortalité du bétail, avec le concours des fonctionnaires de « l'Etat, du haut en bas de l'échelle.
« Les représentants les plus qualifiés de l'agriculture et aussi quel- » ques spécialistes assez compétents et, en tous cas, absolument désintô-
* ressôs, avaient protesté d'avance contre la création d'un nouveau " rouage administratif. Le ministre a cru devoir passer outre. Encore
- * faut-il lui savoir gré d'avoir restreint le champ d'opérations des futures
« caisses, de ne pas l'avoir étendu à tous les risques agricoles sans distinc- te Voir plus loin Assurances agricoles. Proposition Viger.
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