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« malades, les refusés des grandes Compagnies qui, là, n'ont rien à ris- , quer. S'ils vivent deux ans et un jour, l'assurance est valable. Or, un „ grand nombre de maladies chroniques durent plus de deux ans, en « moyenne. Si les médecins de France connaissaient cette clause, ils « pourraient pousser à l'assurance auprès de la caisse de l'État lss pères ,« de famille chez lesquels ils reconnaissent, les germes d'une maladie mor- < telle à longue échéance. A ce point de vue, il est heureux, pour le bud- „ get, que l'existence de cette caisse ne soit pas très connue, ce qui « s'explique, dans unecertaine mesure, par le fait qu'aucun de ses agents ii n'a intérêt à augmenter sa clientèle. »
Du fonctionnement passons aux résultats. Le journal le Soleil écrit ce qui suit :
« Il n'est pas possible de lire le rapport inséré au Journal officiel
n Les risques sont de deux natures ; premièrement, il y a ceux qui existent par u eux-mêmes ; de ce nombre sont le naufrage, la foudre, l'incendie, la grêle, la gelée, i l'inondation, etc.; deuxièmement, il y a ceux qui n'existent que par le fait de la société .. telle que l'homme l'a instituée; do ce nombre sont la guerre, la piraterie, le
meurtre, le rapt, le viol, le vol, les fraudes, les voies de fait, etc
» Les premiers de ces risques ont été considérablement diminués par les efforts opiniâtres de la science, victoires de l'homme remportées sur la matière...
i. Quant aux seconds, à ceux qui n'existent que par le fait de la société telle que .. l'homme l'a instituée, il suffirait pour qu'ils se dissipassent de l'observation univer- « selle de ce précepte ôvangolique : JVe pas faire à autrui en que l'on ne voudrait pas « qu'il nous fil. Toute la question se réduit à donner à ce précepte la rigueur incon- •i testée d'un axiome géométrique.
.i Ayant, pris pour point de départ de mes travaux les suppositions que je viens
« d'énoncer sommairement, je me suis demandé s'il était possible de concevoir et de
fonder une société qui, réduisant tout mathématiquement à des risques judicieu.se-
" ment prévus et à des probabilités exactement calculées, aurait pour unique pivot
. l'assurance universelle.
<' Je me suis demandé si une société fondée sur cette supposition, fausse ou " vraie, et tournant sur ce pivot, comme la terre sur son axe, vaudrait moins que la ¦' société qui repose sur une distinction arbitraire entre le bien et le mal, distinction « arbitraire puisqu'elle a varié ot qu'elle varie encore selon la diversité des temps et ¦ dos pays, des religions et des lois.
•i On remarquera que, respectant toutes les croyances, quoiqu'elles so contre- " disent, je n'attaque aucune des religions qui se pratiquent.
« Chacune d'elles affirmant que les autres sont des impostures, ou, pour le moins, " des erreurs, dans l'impuissance de les mettre d'accord, j'ai entrepris de me passer
" d'elles »
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