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HISTOIRE GÉNÉRALE DE L'ASSURANCE EN FRANCE ET A L'ÉTRANOER 163
« juste. On ne se bornait pas à exiger la disparition de l'injustice résidant « dans une classification défectueuse ou dans un manque complet de . classification ; on déclarait ces erreurs comme étant les conséquences « nécessaires de l'exploitation par l'État. L'État ne devait pas, d'ailleurs, . disait-on, s'occuper de choses qui ne rentrent pas dans ses attributions * et qui peuvent être réglées plus facilement par l'initiative privée. Le « citoyen peut agir par lui-même dans les questions qui touchent à ses « intérêts économiques, sans voir continuellement l'État s'immiscer ,. dans ses affaires. »
N'allons pas plus loin ; il est maintenant démontré que l'assurance obligatoire et par l'État est un projet de réalisation dangereuse.
Création d'institutions de prévoyance et d'assurance par le législateur ci par l'Etat. — Les caisses du quai d'Orsay. — Les grandes commissions /larlementaires du travail et des assurances sociales. — La direction des assurances sociales au Ministère du Commerce. — L'Office du travail; son histoire en France et à l'étranger ; ses travaux. — Ce qu'il faut penser de i'es diverses créations.
En 1880 nous écrivions dans Le Petit Dictionnaire des assurances (1) au mot ee Caisses d'assurances régies par l'Etat » :
«. CAISSES D'ASSURANCES RÛGIUS PAR L'ÉTAT. — L'État a institué trois « caisses d'assurances :
1" La Caisse d'assurances contre les accidents ;
ee 2" La Caisse d'assurances en cas de décès ;
« H" La Caisse de retraites pour la vieillesse.
ee Dans la première, le système d'assurance est peu développé; les « accidents sont divisés simplement en : accidents ayant occasionné une « incapacité absolue de travail et accidents ayant entraîné une incapacité « permanente de travail professionnel.
« La Caisse d'assurances en cas de décès comprend des assurances « collectives réservées aux Sociétés de secours mutuels et des assurances « individuelles dont le capital assuré ne peut dépasser 3,000 francs.
ee Enfin la Caisse de retraites pour la vieillesse n'assure pas de rentes » supérieures à 1,500 francs.
« Mais ces caisses, si restreintes dans leurs combinaisons, n'ont
(1) Par Georges Hamon. Librairie des Assurances, Éditeur.
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