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« Va, paresseux, vers la fourmi, regarde ses voies et sois sage. Elle « prépare en été son pain et amasse durant la moisson de quoi manger. '*
Proverbes de Salomon, chapitre VI.
« L'assurance sur la vie est la meilleure sauvegarde des familles. « Aveugle qui en méconnaît les bienfaits, égoïste ou imprudent qui les « dédaigne. » L. BERGERON.
« C'est une obligation pour les parents de s'occuper de l'avenir de « leurs enfants. » (Théologie morale.) Mgr GOUSSET.
« L'assurance sur la vie constitue un capital par l'aliénation du revenu ». ou un revenu par l'aliénation du capital. » BONVET.
« C'est quelquefois par la prévoyance dans les choses de la vie que « l'on échappe au malheur où les autres tombent par imprudence. »
Mme de SÉVIGNÉ.
» L'imprévoyance, qui porte la plupart des hommes à consommer le » gain de chaque jour, sans souci du lendemain, est la principale cause « qui les retient constamment dans une situation précaire et qui les empê- « che de s'élever. » LE PLAY.
C'est dans ce sens et avec le même sentiment d'expression, la même vigoureuse foi, que nos auteurs contemporains: MM. de Kertanguy, Achard, Dormoy, Léon Marie, Thomereau, Lefort, Tarbouriech,Bailly, Lalande, Reboul, Bellom, Gauvin, Chaufton et tant d'autres ont exprimé le caractère de l'assurance.
C'est d'ailleurs la nécessité mutuelle qui a créé l'assurance et c'est la recon- naissance du service rendu qui en a provoqué l'apologie. En effet, tout homme, à quelque condition qu'il appartienne, a des intérêts à sauvegar- der. Il possède plus ou moins ; il aune maison, une chaumière, un champ, des meubles, des outils, n'importe quoi. Si, par extraordinaire, il n'a rien, il est locataire, et à ce titre, les objets qu'il loue lui sont aussi précieux que s'il en était le propriétaire. Il est bien rare, en outre, qu'il n'ait pas une famille ou un parent à aider par son travail. Or, nous sommes exposés tous les jours à une foule d'événements plus ou moins funestes; le feu détruit les propriétés, la tempête engloutit les navires, la grêle et la gelée ravagent les récoltes, un accident quelconque ou une mort prématurée causent des embarras, et quelquefois la misère, là où l'intelligence et le travail avaient fait naître l'aisance ou la fortune. Pour parer aux conséquences malheureuses de toutes les éventualités, l'homme a eu recours au principe de l'association, principe qui a donné lieu à l'assurance et à tant de combinaisons au moyen desquelles les assurés réparent les plus grands désastres et surmontent facilement les plus grosses difficultés, comme on le verra aux pages suivantes par l'examen des diverses parties de l'assurance.
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