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« d'apaisement social à laquelle tout le monde devrait consacrer ses efforts. »
Après une citation fort belle de M. Cheysson contre l'épargne obliga- toire, M. Cyprès écrit :
« On peut trouver étrange cette idée d'imposer la prévoyance à ceux « qui n'en veulent pas. Comment les forcera-t-on à acquitter lescotisa- « tions? Le jour où ils auront droit à la retraite, ne pourront-ils pas la « dissiper tout entière aussitôt après l'avoir louchôe, sauf à mendier le « reste du temps ?
te Si l'on se décide à imposer l'assurance à tout le monde, ce sera un « nouvel impôt ajouté à ceux qui pèsent déjà d'un poids si lourd sur le « contribuable.
« Le jour où l'on sera entré dans cette voie, les appétits de la foule ec deviendront de plus en plus insatiables. »
M. Léon Say dit, à Amiens, à la Société industrielle de cette ville :
« Le socialisme d'État a été imaginé pour combattre le socialisme •i dogmatique et révolutionnaire. Il fleurit en Allemagne, et ce qui devrait « faire réfléchir les autres nations avant de s'y laisser aller, c'est que, loin « d'arrêter le socialisme révolutionnaire, il a contribué à l'y développer « encore davantage. Le socialisme d'État du prince de Bismarck et des « professeurs allemands, appelés communément les économistes de la « chaire, n'a pas affaibli la force du courant socialiste ; il l'a rendu, au '« contraire, plus formidable, et la digue bureaucratique qu'on a voulu y « opposer pourrait bien être emportée un beau jour, malgré le soin « qu'on a mis à l'élever et les précautions scientifiques qu'on a prises en « l'édifiant. »
L'illustre homme d'Etat sous-entend : l'assurance par l'État.
M. Léon Bourgeois est très net dans un de ses discours a la Sorbonne :
ee La science, dit-il, ce n'est pas tout, mais c'est le commencement « de tout ; sans elle, aucun progrès, aucune réforme; sans elle, on peut « se livrer- aux espérances, aux hypothèses, on ne peut toucher aux « réalités.
et A la Chambre, nous nous occupons des questions de prévoyance, '< de mutualité, nous cherchons à mettre sur le papier les lois nécessaires
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