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« l'assistance, ce qu'il vous doit, c'est la liberté d'association et la liberté ee de la charité privée qui, détruites en 1789, toujours promises depuis, et et jamais accordées, sont seules capables d'organiser sérieusement « l'assistance, d'apporter un remède efficace au paupérisme, de diminuer te la misère et la dépopulation des campagnes, de prévenir enfin les per- te turbations sociales qui nous menacent. »
M. Imbert Cyprès, auteur d'un livre très bien inspiré intitulé L'Assu- rance sur la vie et les Caisses de retraites, s'élève contre l'État assureur et il soutient sa thèse avec d'excellentes raisons :
« Si l'État rend l'assurance obligatoire, il ne voudra pas pour cela assurer tont le monde. Il devra, en effet, procéder comme les particu- « liers, choisir les bons risques et éliminer les mauvais, ets'il s'agit d'assu- ee rance contre la vieillesse et l'invalidité, il refusera d'assurer les gens ee malingres qui peuvent vivre très longtemps et demander un secours « pendant une longue période. S'il assure tout le monde, ce ne sera plus « une opération d'assurance, opération où le prix de l'assurance doit être « en rapport avec le risque couru, mais une oeuvre d'assistance, et alors « c'est à l'impôt que l'État devra demander ses ressources, les primes « d'assurances grèveront le budget d'une nouvelle dépense. Avec ce sys- te tème, c'est l'État qui préside à une nouvelle répartition des richesses et « nous sommes en plein socialisme.
« Si l'assurance est simplement facultative, et si l'État se borne à faire concurrence aux Sociétés existantes,son action est trop restreinte, et il « ne fait qu'un chiffre insignifiant d'affaires.
« C'est à tort, d'ailleurs, qu'on soutient que l'État peut faire des assu- « rances à meilleur compte que les Compagnies privées. Partout où l'Étal t se mêle de substituer son action à celle des particuliers, on voit croître « les frais d'exploitation... »
M. Cyprès fait valoir ensuite, contre l'assurance obligatoire, d'autres raisons tirées de l'intérêt de l'ouvrier :
« Le patron, dit-il, a des devoirs envers ses ouvriers. Il les connaît et « les remplit : mais le jour où l'État lui en fera une obligation légale, il « perdra la satisfaction que lui procurent le dévouement et les sacrifices « volontaires.
« L'ouvrier ne lui saura aucun gré de ses sacrifices et continuera de « le regarder avec haine et défiance. Ainsi se trouvera entravée l'oeuvre
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