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Se livrait, de 1666 à 1681, à Paris, à un travail acharné. Il n'est retourné nendantce temps, à La Haye, que deux fois, pour motifs de sxnté, celle-ci se ressentant fort de son labeur assidu. Nous ne saurions guère donner qu'un résumé très succinct des travaux de Huygens.
A Leyde et à Bréda, il a fait des traités sur la quadrature et le mesu- rago du cercle et d'autres courbes. En 1652, il découvrit les lois de la réfraction pour les lentilles, ce qui fut l'origine de son ouvrage sur la dioptrique, à quoi il a travaillé toute sa vie et qui fut publié cinquante ans après sa mort.
Il a découvert un des satellites de Saturne, après avoir confectionné une lentille spéciale, aidé en cela par son frère; trois ans après, il a publié son ouvrage bien connu sur Saturne.
On n'ignore pas qu'il fut l'inventeur des horloges à pendule. A Paris, il construisit l'appareil dit Contrôleur du baromètre, trouva le mouvement à spirale des montres, un instrument perfectionné du ni vêlage, le petit miroir rectificatif des images clans les longues-vues.
Après son séjour de quinze ans à Paris, il écrivit son ouvrage sur la théorie de la lumière, qui parut en 1690 et dans lequel on trouve aussi la théorie de la double réfraction. Sans cesse, il s'est occupé d'améliorer les horloges pour la marine; il a écrit sur les mouvements des navires, sur l'équilibre du balancier et sur l'application de l'expansion des gaz comme force motrice. Nous no pouvons oublier de mentionner qu'il a construit un planétaire excellent pour son époque, et inventé un simple instrument remplaçant les énormes tubes nécessaires clans les longues-vues pour des distances de foyer de 34 à 210 pieds.
A la fin de sa vie, il écrivit une Cosmothéorie où il a consigné le fruit de ses entretiens avec son frère et de ses propres réflexions.
Nous avons appelé Christiaan Huygens le fondateur de la théorie des probabilités.
Nicolas Struyk, juge compétent dans la matière, dit « qu'il est pres- que le premier qui ait. écrit sur le sujet ». Huygens s'en défendait lui-même CMI disant cjue des mathématiciens français avaient traité la question avant lui, mais en tenant cachée leur façon de procéder, ce qui l'avait forcé de recommencer le tout. Le fait est que Pascal et Fermât avaient résolu quelques problèmes de probabilité, mais que Huygens a, le pre- mier, dans un traité purement mathématique, indiqué la voie qui a conduit plus tard aux plus importants résultats, surtout dans le domaine de l'as- surance sur la vie-
Les mérites de Huygens comme mathématicien et physicien sont reconnus par tous les grands hommes de son pays et de l'étranger.
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