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Contrairement au but fixé par l'État, pendant les 6 premiers mois les remboursements pour les soins de ville ont avancé de 2,7 %. Cette légère diminution dans la tendance laisse envisager que l'objectif fixé par le chef du gouvernement est atteignable.
Les dépenses des soins de ville ont augmenté de 2,7 % (selon les données CJO), légèrement inférieur aux 2,8 % fixés par l'État.
Cette nouvelle est quelque peu rassurante pour les caisses de la Sécurité Sociale qui ne cesse de crouler sous les déficits publics record. Pendant le premier semestre, les remboursements de l'assurance-maladie ont demeuré dans les limites des prévisions. Ceci est le cas pour les soins de ville (exemptant l'hôpital) qui symbolise quasiment la moitié du total. Les informations concernant les hôpitaux ainsi que des organismes pour les personnes âgées et handicapées ne sont pas disponibles ou leur fiabilité n'est pas tout à fait certaine. Tout savoir sur les mutuelles.
Les aspects positifs
De janvier à juin 2010, l'indemnisation concernant les soins de ville a augmenté de 3,1% et suite à la correction tenant compte des fluctuations saisonnières et les retards de facturation, la progression peut être ramenée à 2,7%. Ceci demeure toujours dans les limites de la progression de 2,8% qui avait été fixée par l'Etat au printemps en prenant en considération les excès de l'année dernière. Ainsi, la progression reste dans les normes.
Les frais des médecins et des dentistes qui sont représentants d'un gros quart des soins de villes, n'ont quasiment pas progressé durant les premiers six mois, bien au contraire ils ont régressé au mois de juin. Une baisse a été constatée pour les visites chez les généralistes contrairement au commencement de l'année dernière où le fléau de la grippe saisonnière avait fait ravage. Cet arrêt s'explique par le fait que les syndicats de médecins avaient suscité et obtenu la remise en valeur du tarif de consultation au 1er janvier qui arrive.
Concernant les auxiliaires médicaux les frais sont plus fluctuants. Ceci est le cas pour les soins infirmiers (croissance de 9,7%) qui sont vraiment difficiles à freiner. La Caisse nationale d'assurance-maladie note que cette tendance « reste modérée » concernant les kinés et les médicaments. En dernier lieu, les indemnités quotidiennes, qui visent à compenser les arrêts maladie tendent finalement vers un ralentissement au bout de trois ans de forte recrudescence. Depuis le 1er janvier la progression de ces dernières ont été de 4,9 et uniquement 2,7% pour juin. Toutefois, cette indication est à confirmer. Faites un devis mutuelle en ligne.
À la lumière de ces données l'on peut se permettre d'espérer que le but fixé par la Sécurité Sociale pour 2010, en matière de dépenses pour les soins de ville sera atteint. Dans les pires conditions, les dégâts seront limités. Il serait prématuré de se prononcer concernant les hôpitaux. S'il s'avère que les limites du but fixé sont respectées, ceci prendra une dimension événementielle car, depuis plus d'une décennie cela ne s'est jamais produite. Le paradoxe demeure dans le fait que, malgré le respect de cette limite, la situation déficitaire de la Sécurité Sociale devrait atteindre un nouveau record. Les autorités prédisent un « trou » de 13,1 milliards d'euros au sein de la branche maladie. Cet abysse sans postérité est majoritairement explicable par une infime croissance dans les recettes (contributions sociales et CSG assises sur la masse salariale). Toutefois, le gouffre pourrait être un peu moins profond qu'attendu, étant donné que l'on s'attend à une progression plus vive de la masse salariale.

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