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L'affaire Médiator est décriée de toute part et la Sécurité Sociale envisage même d'entamer des poursuites contre le laboratoire Servier pour recouvrir les millions d'euros qui doivent être remboursés aux patients qui ont utilisé le Médiator. Mais jusqu'à quel point le laboratoire est-il à blâmer dans cette affaire ?
Combien a-t-on déboursé pour le Médiator ?
L'exercice de calcul demeure assez difficile car, une multitude de chiffres ont été fournis afin de connaitre l'étendue du désastre. L'on estime que 5 millions de Français ont consommé le Médiator en 30ans. Selon les informations qui ont été révélées le Médiator aurait coûté423 millions d'euros à la Sécurité sociale ainsi qu'aux complémentaires santé de 1999 à 2009.Néanmoins, la mise en vente de ce médicament date de 1976 et le député PS Gérard Bapt estime que le remboursement du Médiator durant cette période aurait coûté 1,2 milliard d'euros. "Jusqu'à maintenant le coût du médicament et des dégâts qu'il a pu occasionnés doit être de l'ordre de 2 milliards d'euros".
Les dépenses liées au Médiator ne se limitent pas à cette estimation. Le ministre de la santé, Xavier Bertrand vient tout juste de déclarer que la Sécurité Sociale prendrait en charge à 100% les victimes du Médiator. En effet, la consommation du Médiator peut porter atteinte aux valves cardiaques ainsi qu'aux poumons et peut même augmenter la forte tension artérielle. Les complications étant graves et assez cher, il est tout à fait logique que, l'assurance maladie offre une prise en charge complète. Tout savoir sur les mutuelles
La Sécurité Sociale va-t-elle entamer des poursuites contre Servier ?
En effet, c'est ce que la sécu contre faire. Frédéric Van Roekegem, le président de la Caisse, Frédéric Van Roekegem, a déclaré qu'il garderait un œil très vigilant sur les procédures qui vont être enclenchées par les victimes du Médiator et la Sécurité Sociale s'y associe. Le directeur de la Cnam affirme que "les enjeux financiers sont tels que nous avons décidé d'organiser un suivi national et une coordination de l'ensemble des actions des caisses" d'assurance maladie. Dans d'éventuelles procédures juridiques ouvertes par des victimes ou des parents de victimes, "les caisses feront valoir leurs droits", a-t-il précisé, et ce afin que "la Sécurité sociale puisse se faire rembourser des sommes qui auraient été prises en charge à la suite de problèmes consécutifs à la prescription du Mediator".
Quelles seront les retombées pour le laboratoire Servier ?
Même si l'on ne peut pas se prononcer sur cet aspect, l'image du laboratoire a certainement pris un coup. Tout va dépendre de la décision que va prendre la justice. Les proches des victimes vont évidemment faire valoir leurs droits et quelques uns ont même déposé plainte au pénal contre X. Si l'on trouve le laboratoire coupable des allégations qui pèsent sur lui, cela pourrait lui coûter les yeux de la tête. Pour avoir un aperçu de l'ampleur de l'affaire, l'on citerait volontiers l'exemple de l'Isoméride, un médicament du même fabriquant et dont la composition est similaire à celle du Médiator. Le laboratoire a écopé de plusieurs condamnations en justice pour la commercialisation de ce médicament et depuis 1997 ce dernier a été retiré du marché. Septembre 2010 avait vu la condamnation du laboratoire à Nanterre et ce dernier a dû verser 200.000 euros de dommages et intérêts à une patiente.
Le chiffre d'affaires du laboratoire pour l'année 2009 étant de 3,6 milliards d'euros l'on entrevoit difficilement un flot de condamnations. Qui plus est, Jacques Servier dirigeant du laboratoire comptabilise une fortune personnelle estimé à 5 à 6 milliards d'euros. Néanmoins, pour pouvoir inclure le dirigeant ainsi que sa fortune personnelle dans toute cette affaire, l'on doit avant tout prouver que ce dernier a commis une faute pénale en cachant qu'il avait connaissance de la nocivité du médicament. Ce qui relèverait de l'impossible ! Faites un devis mutuelle en ligne.
Qu'en est-il des autres ?
Il existe d'autres instances qui pourraient bien endosser une part de la responsabilité de ces drames. En effet, le rôle de l'Afssaps demeure assez polémique. Depuis 1998, les avertissements contre le Médiator n'on cessé de faire surface que ce soit de la part des professeurs de santé, de l'Agence européenne du médicament ou de la Commission de transparence de la Haute Autorité de Santé.
Qui plus est, la multitude de politique au pouvoir à l'époque, que ce soit Bernard Kouchner, Dominique de Villepin ou encore Martine Aubry ont tous ont démenti avoir eu connaissance des dangers qui étaient liés au médicament.
A priori chacun a eu son rôle à jouer dans cette affaire, maintenant il revient à la justice de statuer sur le ou les responsables !

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