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Qu'ils soient issus de la droite ou bien de la gauche, l'affaire Médiator pourrait bien causer des problèmes aux hommes politiques. Le médicament aurait provoqué la mort de 500 personnes et l'affaire n'a pas cessé de faire parler d'elle.
Évoquant, la commercialisation du Médiator sur le marché, le ministre de la Santé, Xavier Bertrand parle de "défaillances graves dans le fonctionnement du système du médicament". Le scandale de santé publique est de nouveau sur le tapis et ce sont les politiciens qui devront affronter les conséquences car, il y a eu perte de vie suite à la consommation du médicament. Le docteur Irène Frachon qui avait dénoncé l'affaire affirme que "le Médiator est responsable d'un désastre sanitaire".
L'ignorance des politiques
Le médicament a non-seulement provoqué la mort de plus de 500 personnes mais a aussi provoqué des maladies cardiaques. De ce fait, tout le monde est à la recherche des coupables et des responsables. Tout savoir sur les mutuelles
A travers, un communiqué, le député PS Bernard Bapt interpelle que, le ministre de la santé Xavier Bertrand "a réclamé que toute la transparence soit faite sur cette affaire. "Il importe d'aller au bout de cette exigence, en toute transparence, condition pour que le diagnostic ayant été établi, les causes du désastre sanitaire soient traitées au fond par des mesures législatives", a-t-il fait ressortir. Le député qui est de surcroit, cardiologue accuse "Il m'apparaît également que certaines sociétés savantes, notamment la Société française de pharmacologie et la Société française de cardiologie, sont perméables à l'influence du laboratoire Servier ».
"Ignorer, pour un politique, c'est une faute. Un ministre doit être responsable de son administration" s'indigne, le professeur Bernard Debré (député UMP) en assurant qu'il veut "n'accuser" ni "ne stigmatiser personne". "Au moins, qu'ils disent : Oui, j'étais au courant, ou Oui, c'est une faute de ma part de ne pas avoir été au courant", a pesté le professeur Debré.
Une once de transparence
De nos jours la transparence est exigée de toute part. Ainsi, le ministre de la Santé aussi, la réclame de vive voix car, il se dit soucieux d'"apporter les réponses aux questions légitimes que se posent les patients". Ce dernier tente de désamorcer la bombe en confiant une mission à l'IGAS et à la police sanitaire. En constatant que la presse fait maintenant état de "1.000 à 2.000", Xavier Bertrand a convoqué une réunion de crise. Le ministre parle maintenant des "fortes présomptions de défaillances graves dans le fonctionnement de notre système du médicament dans cette affaire". Il ajoute aussi "Je veux comprendre pourquoi, malgré certaines mises en garde, malgré une parenté chimique avec des molécules interdites, ce médicament est resté sur le marché pendant 33 ans". Le ministre de tutelle recommande également "un renforcement de la pharmacovigilance".
À présent, il est aussi question du rétablissement de la confiance dans les professionnels qui ont prescrit le Médiator, les pharmaciens qui l'ont commercialisé ainsi que, dans l'autorité sanitaire qui a appliqué la politique de l'autruche. L'on avait fait la sourde oreille quand trois médecins avaient tiré la sonnette d'alarme en 1998. D'après David Assouline, secrétaire national à la Communication du PS, Martine Aubry et Bernard Kouchner, qui été chargés de la santé à l'époque, "n'ont pas été alertés de la dangerosité du médicament". Faites un devis mutuelle en ligne.
Ainsi, Jean-Marie Le Guen, député PS estime qu' "il est temps de ramener l'industrie du médicament à sa place" car, "c'est de loin la plus grosse affaire de santé publique qu'ait eu à connaître notre pays".

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