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„ le degré de confiance, et une prime d'assurance est un degré de „ confiance. Tout cela, ce qui constitue essentiellement la profession do t l'assureur habile, est en dehors des possibilités d'une administration « publique. Où seront les fonctionnaires chargés d'apprécier individuel- « lement les risques? Quelle sera leur compétence? Quelle sera leur ,. intuition? Et s'ils avaient la compétence, quels seront et leurs pouvoirs « et leur intérêt à une laborieuse application? Auront-ils le droit de « refuser, de mesurer la confiance à des citoyens, à des électeurs? Non, « tout cela est impossible. Il y aura des statistiques erronées, des circu- » laires, des tarifs rigides qui seront des impôts. Il n'y a pas place à « l'appréciation. Les meilleurs risques payeront la même prime que les « plus mauvais. Et comme chacun a la prétention de présenter peu de « risques, comme la liberté n'aura pas accepté le tarif, tous les assurés, « tous les électeurs se plaindront amèrement de la tarification imposée. « Tous se déclareront lésés et croiront l'être.
« Nous avons dit que, sous le régime de la liberté, les intérêts qui i. veulent se soustraire aux exigences des assureurs de profession ont la i. faculté de se grouper en associations mutuelles, de choisir les associés * et de déterminer les conditions de l'association. Encore une liberté « précieuse qui sera supprimée. Tous les mutuellistes devront passer, « malgré eux, sous les fourches caudines de la grande mutualité de « l'État.
« Nous avons dit qu'il y a d'autres intérêts, très sérieux, très vigi- <• lants, qui s'abstiennent de recourir à l'assurance et mettent en pondô- « ration leurs propres risques. Nous avons établi que c'est la meilleure i' garantie contre les incuries, une cause très efficace de la diminution du « nombre des accidents, ce qui devient un intérêt public. Encore une « liberté supprimée. On aura l'assuré malgré lui. La Compagnie des <• Messageries maritimes sera obligée de faire assurer ses navires par « l'État, obligée de payer l'impôt d'assurance, pour garantir les incuries « des armements les plus suspects.
« Nous avons vanté l'excellente combinaison de l'assurance partielle, « laissant subsister un découvert non assuré, ou un intérêt à la conser- « vation des choses. Nous avons témoigné le voeu que cette combinaison « se répandît de plus en plus, par la libre convention.
« Encore une liberté confisquée. L'État impose l'assurance intô- « grale obligatoire. L'État ne veut pas qu'on reste intéressé à la « conservation des choses. L'État veut multiplier les incuries et les « accidents, sans doute pour se donner la satisfaction d'en réparer les " dommages.
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