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Selon les sources obtenues, Les Échos ont dévoilé que, sous ordre de la Mutualité Française vendredi, tous les médicaments, ayant un taux de remboursement réduit à 15% par la Sécurité Sociale dû à un service médical qualifié d’insuffisant, inférieur ou modéré, ne seront plus pris en charge par les mutuelles. L’organisme, quant à lui, désigne ce niveau de remboursement, ayant été envisagé dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité Sociale pour l’an 2010, sans aucun sens. La Mutualité Française a fait la déclaration que, dans l’éventualité où un médicament est défini comme étant efficace sur le plan scientifique par la Haute Autorité de Santé, il doit être l’objet d’un remboursement. Cependant, si tel n’est pas le cas, il n’existe aucune raison ultérieure que la solidarité nationale doive le prend en charge.
L’Humanité souligne que la Mutualité Française a pris la décision à ce que les 110 produits visés ne soient pas remboursés, recommandation faite à ses 800 mutuelles. Il est fort probable que cette pilule amère soit un hors-d’œuvre. Autrement dit, une fois établie, il sera possible d’apposer le taux de 15% au nouveau lancement de produits. Devis mutuelle
Selon une estimation faite par la Mutualité Française, une telle démarche pourrait déboucher définitivement une réduction de remboursement conséquente des médicaments collectifs en médecine de ville, tout aussi, parmi les médicaments les plus efficaces.
Lors d’un entretien avec Jean-Pierre Davant, président de la Mutualité Française, édité par le Journal du Dimanche, il expose le fait que les adhérents doivent comprendre que l’argent, provenant des cotisations qu’ils versent mensuellement, ne doit en aucun cas être à usage de financement des traitements dont l’intérêt thérapeutique n’y est pas ou est très peu présent. Il ajoute également que leur objectif n’est pas de rendre les laboratoires lucratifs. Le journal souligne clairement que l’application de cette consigne reste le choix libre de chaque mutuelle et il fait part qu’une petite révolution est en cours. Ce n’est qu’un amendement de Yves Bur, député UMP, qui procèdera à l’autorisation des complémentaires à s’informer des prescriptions de molécules des patients bénéficiant d’une couverture chez elles.
Yves Bur décrit les complémentaires comme étant des payeurs aveugles à l’heure actuelle. Grâce à cette nouvelle démarche, chaque complémentaire est en mesure d’étudier le cas particulier de chaque patient qu’elle couvre, et, ainsi, décider si le remboursement des médicaments doit s’effectuer ou non.

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