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La mutuelle SMAM est propriétaire de la clinique et elle souhaite résilier le bail qui l'associe à la SARL clinique d'Oloron. Pour que, cette démarche puisse aboutir le prestataire a sollicité le tribunal des référés et le jugement sera rendu le 15 décembre.
Pendant la séance du dernier conseil municipal, le maire n'a pu mâcher ses mots sur ce dossier. La société civile immobilière (SCI) clinique d'Oloron, exige la résiliation du bail qui l'associe à la SARL clinique d'Oloron Sainte-Marie.
C'est le non-paiement de 205 000€ de loyer qui a poussé à cette demande de résiliation. La SARL clinique d'Oloron n'a versé aucune mensualité depuis septembre 2009 même ci cela était « un accord extrêmement favorable à la société preneuse », ajoute Me Laurence Hardy, avocate de la SCI. Tout savoir sur les mutuelles
La SCI avait adressé une sommation de payer 99 800 € en février dernier, et si y avait toujours non-paiement de la part du locataire, « le bail est résilié ». L'dû serait « d'autant plus conséquent et grave que le bailleur continue de rembourser plus de 22 000 € d'emprunt chaque mois ».
« Pas un mauvais payeur »
« La SCI n'a laissé aucune chance à la clinique de résorber ses difficultés, oppose Me Sandra Darwiche. Contrairement à ce que l'on voudrait laisser croire, elle n'est pas un mauvais payeur. »
L'on explique qu'en septembre 2009 l'institution faisait face à des grosses difficultés financières et avait entamé des « pourparlers » avec la SCI « qui n'ont jamais abouti. » « Dès janvier 2010, alors même que la clinique rencontre des difficultés, la SCI va unilatéralement augmenter ses loyers, reprend la jeune avocate. Si vraiment on veut aider un partenaire, un locataire, on fait des propositions commerciales. »
Selon Me Darwiche, « toutes les conditions sont réunies pour faire droit à une demande de médiation ». Elle ajoute « un développement prévu en 2012 » et « la fusion avec un établissement public » et que « des partenaires publics seraient disposés à soutenir la clinique, dont la ville d'Oloron ». Faites un devis mutuelle en ligne.
Cette démarche conduirait vers la génération d'un chiffre d'affaire important qui permettra de payer le loyer qui est dû.
Le maire demeure sceptique
D'après Bernard Uthurry, la « fusion » annoncée pour 2012 serait de la « pure spéculation ». « Ce qui ne veut pas dire que l'hôpital et la clinique ne doivent pas travailler ensemble sur des activités complémentaires, précise-t-il, au contraire. » Ce dernier a rencontré Gauthier Escartin, directeur de la clinique et avoue que « On avait tout mis sur la table, mis à part le fait que les problèmes de loyers n'ont jamais été abordés ». Le maire ne peut s'mpêcher de rajouter que « C'est une défense faible au point de paraître suspecte » et fustige les « allégations mensongères » ainsi qu'une « gestion calamiteuse ». « Ne pas payer ses loyers, ne pas les prévoir dans son budget, c'est susceptible de plomber un établissement », avance-t-il.
Les élus d'opposition ajoutent que le maire ne fait que « jeter de l'huile sur le feu ». Le 1er adjoint Jean-Étienne Gaillat quant à lui emboîte le pas au maire et avance que « se préoccuper sérieusement du personnel de la clinique, ça consiste à leur dire la vérité. Laisser croire que la fusion est acquise, c'est leur raconter des histoires. »
Affaire à suivre...

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