|
Le lundi 19 juillet, Roselyne Bachelot a surpris plus d'un en se prononçant sur le dépistage du VIH tandis que, tout le monde s'attendait à prendre connaissance des sa position concernant pièces pour la consommation de la drogue moins nocive. Lors de la Conférence internationale sur le sida, qui a lieu en Autriche, du 18 au 23 juillet, les idées directrices du cinquième plan étatique pour la lutte contre le fléau du sida qui sera mis au point à l'automne 2010, ont été dévoilées par la ministre française de la santé et du sports.
"On compte, en France, 7 000 à 8 000 nouveaux cas d'infection par le VIH chaque année, 40 000 à 50 000 personnes sont infectées sans le savoir, et pour une personne sur cinq, le diagnostic est trop tardif. C'est donc une inflexion forte que nous devons donner à notre politique de santé publique pour casser définitivement l'épidémie", a avancé Mme Bachelot.
En proclamant la mise en marche du projet avant la fin 2010, qui a pour but de "banaliser le dépistage", la ministre a indiqué que son projet vise les groupes reconnus comme étant à risque. En occurrence les homosexuels, pour qui le taux d'infection annuel est de 1 %, c'est -à-dire 200 fois plus élevé que pour le restant de la population.
"Dans ce cadre, je souhaite que, dès 2011, au moins dix centres de dépistage réalisé par des non-professionnels de santé puissent ouvrir en France, en bénéficiant de financements pérennes", a ajouté Mme Bachelot. Tout savoir sur les mutuelles.
"Promotion ardente"
Proclamant qu'elle s'est tout juste adonnée à ce type de dépistage chez un personnel associatif non médecin dans le but de faire "une promotion ardente", rajoutant qu'un tel déploiement permettrait "d'aller à la rencontre de personnes qui n'acceptent pas forcément notre système de soins". Les premiers résultats de l'expérience Com'test, effectué par l'association Aides en partenariat avec l'Agence nationale de recherche sur le sida (ANRS), indiquent un chiffre frôlant 40 % qui révèle que de personnes examinées ne se sont pas livrées à un dépistage depuis plus de deux ans. Faites un devis mutuelle en ligne.
"C'est une très bonne nouvelle", s'est acclamé Bruno Spire, président d'Aides. Inversement Mme Bachelot est demeurée plutôt timide concernant la mise sur pied des Centres de consommation supervisés pour les consommateurs de drogues, un effectif qui a déjà été déployé dans huit pays parmi nous retrouvons la Suisse, l'Allemagne et les Pays-Bas. Faisant allusion aux recommandations faites par l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), le 12 juillet, pour la création de ces centres "sous réserve d'un certain nombre de prérequis", elle a assuré qu'elle comptait "engager une concertation avec tous les partenaires concernés, notamment les collectivités locales".

|