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Le lait qui fut naguère louer pour son bien fait, est aujourd'hui sous le regard suspicieux de la masse consommatrice qui le consomme de moins en moins. Le coupable serait il la mauvaise façon de procéder à sa fabrication ?
Depuis près de douze mille ans, l'on associe beaucoup de symbolise au lait. Il représente tantôt la pureté, tantôt l'abondance et tantôt la bonne santé depuis que les premiers bergers se sont mis à le consommer. Cette commodité qui est indispensable pour la croissance des enfants est aujourd'hui pointée du doigt. A travers des forums sur Internet, des praticiens de la médecine douce portent des accusations à son égard et le qualifie d'indigeste, de gras et d'être provocateur de diverses pathologies partant du plus simples pour aller vers les plus graves, à titre d'exemple ; les otites, le diabète, l'autisme, le cancer, la sclérose en plaques...
"Des résidus d'hormones, antibiotiques et toutes sortes de produits chimiques donnés aux vaches pour booster leur production se retrouvent dans le lait", garantit Daniel Kieffer, président de la Fédération nationale de naturopathie
Les chiffres parlent d'eux même
- 16% de la population française appréhendent les conséquences du lait sur leur santé
- 20% doutent de la qualité du lait mis sur le marché
- 30% s'interrogent sur les conditions dans lesquelles les vaches laitières sont élevées
- 33% émettent des réserves sur ceux qui manufacturent des produits laitiers.
Selon, Thierry Souccar, auteur de Lait, mensonges et propagande, la bonne réputation du lait a été entièrement fabriquée par le biais des lobbies publicitaires qui ne cessent de vanter ses bienfaits. Les détracteurs du lait, se permettent de pousser le bouchon un peu plus loin et d'affirmer qu'il ne joue pas un rôle déterminant dans la régularisation du calcium, mais au contraire qu'il avantagerait l'ostéoporose.
Le non popularité du lait, serait-il dû à ces propos lacto-sceptiques? Durant la décennie écoulée l'on a noté une diminution de 20% dans la consommation du lait. Cette situation critique a poussé le groupe, soutenu par les pouvoirs publics et l'Union européenne, vers une la restitution de son image. En juin dernier, le Centre national interprofessionnel de l'économie laitière (Cniel) a déboursé une somme de 5,9 millions d'euros pour le financement d'une campagne de promotion avec le tennisman Gaël Monfils en guest star. Tout savoir sur les mutuelles.
Les français appréhendent le lait
Selon une étude faite par l'Ifop, nous sommes face à une situation alarmante. D'une part 16% de la population française appréhendent les impacts négatifs du lait sur leur santé et d'autre part 20% sont suspicieux de sa qualité. Koenraad Duhem, le directeur scientifique du Cniel affirme avec conviction que ces craintes son non- fondées en rajoutant que ; "L'utilisation d'hormones a toujours été interdite en France et elle est bannie depuis 1988 dans toute l'Europe. Si le rendement des vaches laitières a quasi doublé en vingt ans, c'est grâce à l'amélioration des méthodes de sélection des élevages."
Toutefois, les rumeurs ne cessent de se propager. Une autre appréhension qui pointe assez souvent son nez est que ; une consommation prononcée du lait provoquerait le cancer. La confusion sur ce sujet ne cesse de prendre de l'ampleur à cause des études antithétiques et mal comprises. La dernière à s'inscrire dans cette lignée est une étude qui menée par de l'université de Montréal, au Canada, avec la collaboration de l'Institut européen du cancer. Cette analyse affirme que le cancer de la prostate est inextricablement lié à une consommation prononcée de lait. A titre d'exemple l'absorption de 470 grammes de lait au quotidien dupliquerait les risques pour le développement d'une tumeur contrairement à une consommation qui se limite à 125 grammes. Faites un devis mutuelle en ligne.
Une bataille "complètement irrationnel", d'après le Dr Bourre.
"En fait, c'est le grand excès de calcium qui est sans doute à mettre en cause, explique le Dr Jean-Marie Bourre, ancien directeur de recherche à l'lnserm et auteur de Le Lait: vrais et faux dangers (Odile Jacob). Ce nutriment, comme tous les autres, peut avoir des effets indésirables si l'on exagère les doses. Alors qu'une consommation raisonnable réduit les risques d'hypertension, de diabète et même d'obésité."
Ces exactitudes ne semblent être d'aucun intérêt pour la Fenahman, continue à conseiller l'arrêt définitif de la consommation des aliments à base de lait afin de guérir les pathologies graves. Le fait que le le World Cancer Research Fund, qui procède à l'accumulation des informations sur le sujet, confirme qu'une consommation normale de lait n'influe pas directement un cancer, les lacto-sceptiques campent sur leur position. Qui plus est, les recherches scientifiques ont permit d'établir avec certitude que, le lait est un atout majeur dans la protection contre les dangers de cancer colorectal et du sein.
L'on blâme lait de conduire à des "intolérances"
Mais ces propos sont-ils suffisants à blanchir la réputation du lait ?
Malheureusement, dans la longue liste de plaintes contre le lait, vient s'ajouter une autre accusation, celle de provoquer des « intolérances » telles que troubles digestifs, gaz, dérangements intestinaux, ballonnements... En effet, pour ces inconvénients l'on fait porter le chapeau au lait, tandis que, le vrai fautif est le lactose qui est l'un des constituants du lait. Ce dernier, était à l'origine de son imbuvabilité pour tous les êtres humains, pendant bien longtemps.
La capacité de digérer le lactose s'est développé, il y a quelques dizaines de milliers d'années, parmi les peuples pastorales du nord de l'Europe, grâce à l'enzyme présente dans leur intestin grêle. Cette mutation a fait le tour du Nord au Sud: 95% des Norvégiens l'ont développé, contre uniquement 30% pour les pays méditerranéens. Toutefois, la population Française es trouve dans la moyenne où un individu sur deux est intolérant au lactose
"Le combat antilait est complètement irrationnel, martèle le Dr Bourre. La digestion du lactose ne cause pas plus de désagréments que celle des fibres qu'on nous encourage pourtant à consommer. Et les problèmes d'intolérance ne se posent pas pour les fromages et autres produits laitiers dans lesquels il a déjà subi une transformation." Cet avis est partagé par le Pr Serge Hercberg, président du comité de pilotage du Programme national nutrition santé (PNSS), qui craint les conséquences de ces médisances: "Il risque de faire baisser la consommation chez les moins de 25 ans, période cruciale où se constitue le capital osseux de toute la vie. Or un apport en calcium insuffisant induit une fragilisation des os et une propension plus élevée à l'ostéoporose plus tard."
Faites attention aux substituts
A peu près 2% des enfants âgés de moins de 2 ans ont une allergie protéines du lait de vache, et 90% de ces enfants vont guérir avant l'âge de 6 ans. Que faut-il faire avant cette étape?
"La substitution par du lait de chèvre ou de brebis n'est pas la solution, prévient le Dr Bourre, car leurs protéines sont trop proches de celles du lait de vache. Quant au jus de soja, il ne fournit absolument pas le même apport nutritionnel et n'est pas recommandé pour les enfants."
Le jus de soja comporte des phyto-oestrogènes, des hormones qui sont susceptibles d'influencer le développement des traits sexuels, précipitant celui des filles et freinant celui des garçons. Les légumes verts ainsi que les fruits secs comporte un taux de aussi du calcium, mais en petite quantité. "Il faudrait brouter plus de 3 kilos de chou pour ingérer l'équivalent d'un litre de lait de vache", ajoute le spécialiste. Le taux conseillé de consommation journalier du calcium fluctue selon l'âge et le sexe ; 800 milligrammes pour les enfants de moins de 3 ans, 1 200 milligrammes pour les adolescents et les personnes âgées. Ainsi, le nombre de produits laitiers conseillé par jour est trois par exemple un verre de lait, une part de camembert, un yaourt nature.

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