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L'on vient de donner le coup d'envoi, pour la troisième année, à une campagne qui encourage les femmes enceintes à ne pas se livrer à la consommation de l'alcool. La mise est importante car, dans la région du nord Pas de Calais, 560 enfants sont touchés annuellement...
Il faut absolument faire passer ce message quel qu'en soit le prix. Les responsables de la santé publique ainsi que l'agence régionale de santé en sont bel et bien conscient. « La consommation d'alcool par la mère est un danger pour son bébé », réitère Pascal Forcioli, directeur adjoint de l'ARS. Nous ne pouvons nier l'évidence que, cette région demeure en première position en matière de mortalité des femmes par cirrhose, le travail à abattre est colossal... et nombreux sont les messages à faire circuler. Tout savoir sur les mutuelles.
Plus de 500 enfants annuellement
Sur les 57 000 naissances annuelles dans la région, environs 560 enfants sont des victimes directes de la consommation de l'alcool au cours de la grossesse. Nous parlons ici, des cas répertoriés dès la naissance. Toutefois, il existe aussi des enfants qui ne sont pas dépistés et qui présentent plus tard des symptômes tels que le retard scolaire, les troubles comportementaux qui associés à l'alcoolisation durant la grossesse. Néanmoins, même à ce stade, le dépistage est un élément important, fait ressortir le docteur Laurent Urso, chef du service d'addictologie au centre hospitalier de Roubaix, car, « plus on le fait, plus cela permet de récupérer une partie des compétences ». Avant d'en arriver là, ce dernier emboite le pas à d'autres professionnels et préconise le « zéro alcool ». La raison est tout à fait simple : « Il n'a pas été défini de seuil minimal en deçà duquel il n'y a pas de conséquences pour le bébé. » Vue que « l'alcoolémie de la mère est identique à celui de l'enfant car le placenta ne fait pas barrage ». Dès lors, ce serait mieux d'adopter une attitude quelque peu radicale pour prévenir tout problème. Tous ceux qui prennent part à cette campagne, parmi l'assurance maladie, se liguent pour une semaine de travail en venant à la rencontre des habitants. Sont au programme ; des expos, des dégustations de jus de fruits au sein des caisses d'assurance maladie et aussi dans des hypermarchés. Faites un devis mutuelle en ligne.
Entre temps, les professionnels de santé sont mobilisés pour transmettre le message. « Ce qui reste difficile, reconnaît le docteur Denis Therby, chef du service de gynécologie-obstétrique à la maternité Paul-Gellé de Roubaix. L'alcool reste un sujet tabou, difficile à aborder, et qui prend beaucoup de temps. » Nonobstant toutes ces obstacles, les choses progressent, à travers des formations et la mise sur pied, en début de grossesse, d'une « consultation un peu plus longue pour aborder tous les facteurs de vulnérabilité ».

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