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Le 12 octobre a vu l'adoption de la loi Besson qui a pour but de suspendre le droit au séjour pour les étrangers malades. Maintenant, une nouvelle menace sous la forme de la loi de finances vient peser sur l'accès aux soins des étrangers vivant dans une situation très précaire. Les limitations envisagées concernant l'Aide médicale d'Etat (AME) sont dangereuses pour la santé publique, car, elles sont financièrement contre-productives. De surcroît, elles sont à contrario des valeurs éthiques et déontologiques.
L'AME est l'unique protection pour les étrangers en situation d'irrégularité et démunis séjournant sur le territoire Français depuis au moins trois mois. Pour bénéficier de l'AME la limite des rentes doit être similaire à celui de la CMU complémentaire soit 634 euros par mois, les prestations sont toutefois, réduites.
L'AME est régulièrement examinée par les services étatiques tels que : Inspection générale des affaires sociales, Inspection générale des finances et Groupe de lutte contre les fraudes du ministère des finances. Les Caisses primaires d'assurance maladie sont les seules à pouvoir accorder l'AME en respectant toutes les procédures ainsi que, les contrôles. Tout savoir sur les mutuelles
Il existe cependant, une menace qui pèse sur l'AME. Les amendements présentés au à l'Assemblée nationale soulèvent un point d'interrogation sur sa légalité est sur son application. Offrir un accès ininterrompu et convenable aux soins de santé à l'ensemble de la population vivant sur le territoire Français en dessous du seuil de la pauvreté, est primordial que ce soit pour la solidarité ou bien pour la santé publique. L'AME, la CMU, la CMU complémentaire ou encore l'aide à l'acquisition d'une complémentaire œuvrent tous pour atteindre ce but.
La conservation ainsi que, l'amélioration du dispositif de santé organisé qui s'oriente vers les soins de premier secours. Offrir des tels soins aux personnes socialement démunies, est non seulement synonyme d'une coordination médicale mais aussi sociale et éducative. En cas d'absence de telles mesures, les retombées pourraient être bien négatives. Par exemple, si l'on refusait à une femme enceinte, en situation irrégulière, le suivi de grossesse cohérent, l'on augmente le risque de difficultés ainsi qu'un accouchement prématuré, qui cause des pertes humaines et financières.
L'on émet le mauvais signal
Là où la ministre de la santé veut établir la réduction des exclusions sociales en matière de santé, une priorité dans la prochaine loi portant sur la santé publique, en voulant restreindre l'accès aux droits et aux soins de santé pour les personnes les plus démunies l'on émet un très mauvais signal.
Les raisons pour ne pas corroborer avec les restrictions annoncées sont diverses. En premier lieu, nous avons la santé publique. L'AME est destinée à des personnes démunies qui sont souvent des proies faciles à un risque sanitaire accru comme le montre la hausse dans les dépenses de l'AME pour 2009 concernant les maladies chroniques et infectieuses.
Viennent ensuite les raisons économiques. Les 540 millions de l'AME ne sont rien comparés aux 160 milliards de dépenses de l'assurance maladie. Limiter l'accès aux soins ne fera qu'augmenter les coûts quand il y aura un recours tardif aux soins. Faites un devis mutuelle en ligne.
Sur le plan éthique, nous pouvons nous poser la question suivante : existe-t-il des critères pour délimiter le champ de la solidarité ? La déontologie médicale n'en reconnait aucun et l'accès à la santé ne peut être déterminé par la régularité du séjour.
La solution idéale serait d'assimiler l'AME à la CMU pour offrir une couverture santé à toutes les personnes, françaises ou étrangères, avec des rentes très bases. Au lieu de restreindre l'accès aux soins de santé pour les plus démunis pourquoi ne pas rendre le dispositif plus cohérent et efficace ?

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