|
Les assurées souhaitent avoir le dernier mot lorsqu'il s'agit du choix de leur opticien, même si ce dernier est plus coûteux que celui recommandé par leur couverture santé. Ceci est ce qui ressort du sondage effectué par Gallileo Business Consulting pour la Centrale des Opticiens, tandis que, les chaines des soins agréées par les couvertures santé alternatives s'épanouissent.
Comme le révèle cette études, les Français sollicitent leur opticien afin des les guider pour l'achat de leurs lunettes. 34% place leur confiance dans leur complémentaire santé afin d'obtenir ce qu'il y a de mieux en matière de coût. La plupart d'entre eux c'est-à-dire 68% se tourneront vers l'opticien recommandé, toutefois, ils compareront les coûts ainsi que la qualité sous une autre perspective. La pensée de profiter des clauses de remboursement « nettement plus avantageuses » s'ils choisissent des lunettes dans une gamme donnée se heurte à un nombre limité notamment 29%. Parmi ceux interrogés 83% avouent qu'ils acceptent de payer un montant restant à leur charge afin d'avoir des lunettes de leur choix qui leur iraient parfaitement. « Les consommateurs souhaitent rester libres de choisir leur opticien et les produits qu'il propose, ceci, indépendamment de leurs garanties », pense Fabrice Masson, directeur de la Centrale des Opticiens.
Parmi les sondés, 22% sont souscrits à une mutuelle de santé qui offre l'entrée dans une chaîne d'opticiens partenaires et 9% parmi eux ont effectué l'achat de leurs lunettes chez l'un des partenaires. Ces assurés sont la majorité à être « très satisfaits » du coût des lunettes et de l'évolution du remboursement sous la chaine d'optique agréés. A noter qu'un nombre élevé 53% contre 41% à concéder qu'ils sont encouragés « à changer leurs lunettes plus fréquemment que nécessaire en raison des conditions de remboursement avantageuses » offertes par leur mutuelle complémentaire.
Le nouveau-venu crée un bouleversement
Selon ce sondage, le processus d'acquisition et les conseils dispensés ou encore « la confiance dans la qualité des verres » -serait par contre plus avantageux du côté des opticiens qui n'appartiennent pas aux réseaux. « Est-ce lié à un sentiment de contrainte du bénéficiaire ? Est-ce lié à une prestation dégradée de l'opticien vis-à-vis d'un client captif ? » S'enquiert l'étude. « Les réseaux de soins ne sont pas sans incidence sur la qualité des prestations délivrées aux assurés, affirme Fabrice Masson. Pour se faire référencer, beaucoup d'opticiens sont malheureusement obligés de s'orienter vers des produits bas de gamme. » Faites un devis mutuelle en ligne.
Les nouveaux venus dans la chaine d'opticiens agréés, Kalivia, dont Malakoff-Médéric et Harmonie Mutuelles ont proclamé la réalisation en mars, a provoqué un bouleversement au sein de la profession. Un syndicat du domaine, le Synope, a révélé un appel d'offres « préjudiciable » à la filière. « Il ne faut pas que les assureurs aillent trop loin dans l'ingérence en restreignant l'accès à certains fournisseurs de verre ou en limitant la possibilité de choisir des verres de dernière génération, par exemple », confirme Fabrice Masson. Tant d'argumentations qu'il est décidé à faire ressortir devant les assureurs et des responsables des ressources humaines, qui choisissent les traités de santé collectif pour leurs employés.

|