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Le scandale du Distilbène a donné lieu à un colloque. Le Distilbène est souvent associé à l'ascendance car, son utilisation se fait de génération en génération. Les appréhensions ainsi que les peurs des personnes qui se sont fait traiter par ce médicament qui était considéré comme la «pilule miracle» contre les fausses couches, se sont concrétisées chez leurs filles.
Ces 80 000 femmes nées entre 1950 et 1977, qui avaient utilisé le produit car elles devaient faire face à l'impossibilité ou des difficultés à enfanter ou bien car elles luttaient contre le cancer, doivent maintenant payer le prix fort. Ce sont leurs progénitures qui sont la 3 ème génération Distilbène et les études menées par le Pr Michel Tournaire démontrent «une transmission de l'anomalie». Tout savoir sur les mutuelles
Les grands-mères se sentent coupable
Les retombées majeures seraient associées aux complexités des naissances prématurées où il y a décès de l'enfant ou un handicap majeur. D'ailleurs, des procès ont été intentés dans certains cas. De surcroît, des études menées par des professionnels retracent chez cette génération les aspects suivants :
- rétrécissement de l'œsophage
- anomalie de la verge (hypospadias) parmi les garçons
- léger retard dans l'établissement de règles régulières chez les filles.
Néanmoins, les études n'ont pu déceler les mêmes anomalies génitales chez les filles que celles qui ont été retrouvées chez leurs mères. Ainsi, c'est la 3ème génération Distilbène ne court pas un risque accru de contracter des pathologies telles que, le cancer du testicule, du col de l'utérus ou encore le cancer du vagin comme c'était le cas pour la 2ème génération. Toutefois, l'on doit rester sur nos gardes car, les risques de cancers de l'ovaire sont plus accrus. Faites un devis mutuelle en ligne.
Même si, ceux ou celles concernés jouissent globalement d'une bonne santé et ne sont pas trop exposés à des risques de santé, le passé pénibles des leurs mères et grand-mères auront des conséquences sur leur avenir médical. «Les grands-mères n'ont pas lâché leur culpabilité et continuent à se faire un souci monstrueux pour la génération d'après», note le Dr Sylvie Epelboin, de l'hôpital Bichat, à Paris.

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