|
Quarante ans de cela, Claude Castonguay fût mandaté par le gouvernement libéral de Jean Lesage, pour mettre sur pied les bases de la loi sur l'assurance-maladie. Ce dispositif avait pour objectif de proposer à la population Québécoise un accès gratuit aux soins de santé pour tous.
Malgré ses quarante ans d'existence, la Régie de l'assurance-maladie du Québec se trouve dans l'obligation de constater que, l'idéal de gratuité prôné par ce dispositif devient de moins en moins concret.
Cela fait quelques années que les frais augmentent, le nombre de services non couverts est en hausse et les médecins se dissocient massivement de la RAMQ se multiplient. Ceci a pour effet d'ouvrir la porte plus grande pour que les prestataires privés s'émissent de plus en plus dans le système de santé.
Conséquemment, accéder à un médecin dans le système public devient de plus en plus difficile poussant même les malades à se demander si l'accès aux services de santé est toujours ouvert à tous. Le porte-parole de la RAMQ, Marc Lortie affirme que «Depuis quelques années, on voit le nombre de plaintes de citoyens augmenter, qui dénoncent des frais abusifs ».
Même si la désaffiliation des médecins de la RAMQ qui, se tournent vers le secteur privé est un phénomène assez marginal, ce dernier gagne du terrain. Comptabilisé à 56 en janvier 2001, le nombre de médecins désaffiliés est de 201 en octobre 2010. M. Lortie ajoute aussi que, les cas de contorsions à la loi sont aussi en croissance. Tout savoir sur les mutuelles
Fanny Bébard, étudiante travaillant sur sa mémoire de maitrise en 2010 a recensé le désengagement de l'Etat concernant les services de santé depuis 1990. Elle écrit :
«Les examens dentaires destinés aux enfants québécois ont subi une désassurance. Les services d'optométrie ont également été désassurés en 1997. Aussi, les montants alloués pour des services de santé reçus hors Québec et pour les orthèses-prothèses ont été réduits »
D'après Louis Godin président de a Fédération des médecins omnipraticiens du Québec, il ne faut pas être devin pour connaitre les rasions l'intrusion grandissante du privé dans le système de santé. «C'est la conséquence directe de la pression énorme sur le système public et de problèmes d'accessibilité. Les gens ne sont pas fous, ils vont vouloir payer pour un service qu'ils ne peuvent recevoir autrement», explique-t-il.
Le directeur général du Conseil pour la protection des malades, Paul Brunet, tire la sonnette d'alarme concernant le rationnement des soins et explique que «C'est une pratique connue dans le monde des affaires que plus il faut attendre pour un service, moins il est utilisé». Faites un devis mutuelle en ligne.
Prendre exemple sur le privé
Malgré, la difficulté éprouvée par le système public et le développement du privé en santé, le président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec, Gaétan Barrette, pense que la continuité de la RAMQ est possible. Selon lui, «Contrairement à la croyance populaire, les coûts en santé n'explosent pas. Nous pouvons encore nous payer un système de santé universel, si nous faisons les bons choix».
Toutefois, le Dr. Barette pense que la solution existe si l'on prend appui sur les pratiques du privé : «Le problème du système est avant tout un problème de gestion et de gaspillage de ressources », ajoute -t-il.

|