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Un rapport établi par les experts de l'Inserm révèle que les centres d'injection supervisés jouent un rôle important en cas d'overdose de part son intervention rapide et efficace.
Sur certains territoires, les centres d'injection supervisés (CIS) fait partie des mesures de santé publique. Hormis, les Pays-Bas, qui a été la source de cette stratégie il y a vingt ans, sept autres pays notamment ; la Suisse, l'Allemagne, le Canada, l'Australie, l'Espagne, la Norvège et le Luxembourg ont assimilé ce concept à leur politique concernant la réduction des risques.
Les quatorze experts de l'Inserm qui sont des chercheurs, des psychiatres, des addictologues etc. ont pris appui sur les vécus des centres étrangers ainsi que sur les analyses scientifiques qu'ils ont publié. Ceci leur a permis d'émettre un point de vue favorable à la mise sur pieds de telles expériences sur le territoire Français. L'évaluation que ces experts avaient effectuée suite à la demande de la Direction générale de la santé, avait poussé la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, à entamer des consultations sur le sujet.).
Les experts de l'Inserm constatent que ces centres garantissent une couverture et un fonctionnement approprié. Les études démontrent qu'ils sont en mesure d'arriver auprès des consommateurs à «haut risque» parmi lesquels se retrouvent souvent les sans domicile fixe, ceux qui se font des injections fréquentes et ceux ayant des antécédents d'overdose, et aussi des toxicomanes qui ne vivent pas dans une situation de précarité avancée. Tout savoir sur les mutuelles.
D'autant plus que «les CIS ont fait leurs preuves sur la réduction de la morbidité et de la mortalité associées aux overdoses. Ils permettent une intervention rapide et efficace en cas d'overdose », rédigent les auteurs du rapport. Malgré les millions d'injections qui ont été faites dans ces centres, l'on n'a répertorié aucune overdose. Autre aspect prometteur, «les études démontrent clairement une diminution des abcès et autres maladies liées à l'injection, une diminution des comportements à risque de transmission du VIH/VHC (partage de matériel) chez les usagers, avec une probable influence plus large sur la communauté des usagers».
«Mesure complémentaire»
Toutefois, les experts font ressortir que dû à un nombre insuffisant d'étude sur la question, l'on ne peut arriver à des finalités sur une «influence spécifique » des salles de shoot concernant l'impact des infections contractées par les virus du sida et de l'hépatite C. ces derniers qui sont transmissibles suite à la partage des seringues, consistent l'un des soucis de santé majeurs pour ceux qui sont accros à la drogue. En France 60% des toxicomanes sont touchés par les virus de l'hépatite C et 11% par le VIH. Faites un devis mutuelle en ligne.
Lorsqu'il s'agit de la question concernant l'impact des centres d'injection supervisés sur la consommation de toxiques, l'affaire demeure toujours en suspens. «Il n'existe pas de preuve que la présence de CIS augmente ou diminue la consommation de drogues chez les usagers ou dans la communauté ou bien qu'elle augmente les rechutes chez les usagers de drogue en traitement », établissent les experts de l'Inserm. Au bout du compte, ils disent que «les CIS peuvent être considérés comme une mesure complémentaire (et non concurrente) à d'autres » dans l'éventail de service offerts aux toxicomanes. Toutefois, les espérances ainsi que les attentes que l'on puisse avoir sur ces centres doivent demeurer «réalistes ».

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