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La fureur des praticiens n'en finit de grandir. Après l'argent et les médecins venant de l'étranger, désormais, c'est contre les honoraires que les syndicats se dressent. Pendant une conférence de presse jeudi dernier, Saad Agoumi, président de l'institut national des praticiens spécialistes privés a ouvert la soirée de réclamation par ces mots "il y a péril en la demeure".
La principale raison de désaccord implique le traité avec l'Assurance maladie obligatoire AMO. "Depuis qu'elle existe, c'est-à-dire cinq ans, la prise en charge des soins à 80% est une grande avancée". Mais la rédaction du traité est loin d'être finie pour les praticiens. La dispute concerne maintenant les honoraires des docteurs. "Lors de la création de l'AMO, nous avons accepté que le tarif national de référence soit fixé à 150 DH, au lieu de 200 DH. Peu de professions accepteraient une révision à la baisse de leur salaire" Les praticiens libéraux demandent à revoir la hausse du tarif de référence, qui est à 200 DH et 300 pour les psychiatres, ils n'acceptent plus ce cas. Tout savoir sur les mutuelles.
La prise en charge fait également discussion à deux niveaux.
Quand le malade règle sa consultation, il est pris en charge à hauteur du Tarif national de référence TNR.
Pouvant quelques fois toucher 300 % du prix, les éventuels dépassements d'honoraires des professionnels libres ne sont pas remboursés. Les praticiens libéraux demandent spécialement le moyen de facturer un dépassement d'honoraires pour lequel le patient ne sera pas pris en charge, mais profitera toujours du remboursement à hauteur du TNR. Voila ce que les médecins appellent "le secteur 2". Une méthode qui n'existe toujours pas. Le dépassement serait fixé à 50 % d'augmentation sur la base du prix de référence. Une inscription à l'entrée du cabinet informera le patient du dépassement dans le secteur 2.
La convention des honoraires est également mentionnée. Un ordre séparé entre la clinique et le docteur est recommandé. Farouk Iraqi, président de l'Association nationale des cliniques privés ANCP révèle, "nous devons recevoir seulement la part qui nous revient".
Saad Agouni ajoute "lancée en janvier 2010 avec neuf mois de retard, la concentration avec l'ANAM et les gestionnaires piétine ! Au terme de trois réunions, le ministère de la Santé déclare ne rien pouvoir pour nous, malgré leur accord sur le secteur 2". Faites un devis mutuelle en ligne.
La loi 10/94 qui concerne l'activité de la médecine, est l'autre partie de la colère, "qui tarde à être amendée". "Elle prévoit l'entrée de capitaux étrangers dans le budget des cliniques. C'est la voie vers une médecine sans scrupules. Nous devons protéger la santé des malades en garantissant l'indépendance totale du médecin" La vraisemblable arrivée de praticiens étrangers, "d'un niveau de formation peu honorable" est également controversées. Tous ces obstacles sont menés par une raison. L'ANAM projette une insuffisance financière d'ici 2011, dès lors incertain. Farouk Iraqi se pose des questions, "comment faire une médecine de qualité avec un budget fixé d'avance ?" "Les coûts des prestations augmentent. Pour un lit psychiatrique à 700 dirhams par jour, l'ANAM nous donne 400 !".

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