|
L'efficience des médicaments qui, ont pour but d'aider à l'abstinence fluctue d'après les spécificités génétiques et cliniques du patient.
Il y a des nouveaux développements dans le combat contre l'alcoolisme. Des nouveaux médicaments et surtout des traitements plus personnalisés selon le profil génétique ou clinique du patient sont annoncés. Les spécialistes qui s'étaient réunis au congrès mondial de l'Isbra (International Society for Biomedical Research on Alcoholism) du 13 au 16 septembre à Paris, parle d'une nouvelle ère pour la recherche thérapeutique en alcoologie. Tout savoir sur les mutuelles
Dans le monde en entier, la dépendance à l'alcool est l'addiction qui touche les plus de personnes eu qui cause le plus de dommages à la santé physique et mentale. Même si, en France la consommation de l'alcool est en régression, elle demeure importante. Le nombre de personne qui boit de l'alcool excessivement est estimé à 5 millions tandis que, celui des alcoolodépendants à 2 millions.
«Nous savons de mieux en mieux repérer des types cliniques de dépendance, et les relier à des particularités génétiques, pour adapter les traitements » déclare le Pr Michel Reynaud, psychiatre (Paris) et planificateur du congrès. Au présent, uniquement certaines molécules ont une autorisation de mise sur le marché. L'acamprosate (Aotal) et la naltrexone (Revia), qui restreignent l'envie de boire, sont un support pour maintenir l'abstinence. Le disulfirame (Espéral) agit en incitant des troubles pénibles (bouffées de chaleur, vomissements...) si l'on consomme de l'alcool de façon régulière. Les résultats sont évidents mais globalement modestes. «En moyenne, au bout d'un an, la naltrexone et l'acamprosate aident 30 % des gens, ce qui veut dire 70 % d'échec. Mais nous savons désormais que le taux de répondeurs est beaucoup plus élevé dans certains groupes», explique le Pr Karl Mann u addictologue Allemand. Ainsi, le taux de réaction à la naltrexone est de 50 % chez les patients qui portent un gène particulier. Une autre spécificité génétique influence la réaction à l'acamprosate.
Toutefois, le Pr Michel Lejoyeux, psychiatre (Paris) et président de la Société française d'alcoologie ajoute que, novelle façon d'aborder la pharmacogénétique n'est qu'au stade de recherche. Tel serait le cas pour les examens d'imagerie, plus particulièrement d'IRM, une méthode toute aussi également prometteuse pour préconiser l'efficience d'un médicament ou un danger de rechute. Faites un devis mutuelle en ligne.
Cependant, la réaction au traitement peut également être examinée avec plus de simplicité en se basant sur des critères cliniques. Le Pr Mann a élaboré un questionnaire qui comprend une quinzaine d'items pour les patients qui connaissent une rechute. Les personnes qui recommencent à boire de l'alcool à l'occasion d'une fête réagiront mieux à la naltrexone que celle qui reprennent l'alcoolisation à cause d'une dépression quelconque , fait ressortir le spécialiste.
Conjointement, des nouvelles molécules sont mises à l'étude. Parmi elles, nous retrouvons le nalmefene, qui est mis en essai clinique en France. «Ce produit agit sur les récepteurs opioïdes comme la naltrexone. Mais ici l'objectif est différent, ce n'est pas l'abstinence mais le retour à une consommation contrôlée », rajoute le Pr Lejoyeux. Les résultats concluants sont prévus pour 2011. Le concept de « consommation contrôlée » est tout à fait récent pour les malades et pour les chercheurs. Jusqu'à ce jour, l'abstinence était l'unique but. «La consommation contrôlée est une piste passionnante de recherche, mais il faut rester prudent en ce qui concerne la pratique quotidienne », souligne le Pr Lejoyeux.
Toutefois, les médicaments ainsi que, les traitements ne sont pas les seuls qui aident dans ce combat. Le support social ainsi que psychothérapique des patients demeurent l'élément essentiel.

|