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Compte rendu des travaux du Congrès. — Les questions au pro- gramme ont donné lieu aux discussions consignées ci-après :
« Lundi malin 2 septembre. —¦ Un long débat s'est engagé, dès le début, « au sujet de la baisse du taux d'intérêt de l'argent. M. Lépreux, ancien « capitaine du génie, ex-professeur à l'Ecole militaire et directeur à la « Caisse d'épargne et de retraite, a exposé son rapport sur la baisse de « l'intérêt de l'argent. Il admet que les conversions d'emprunt faites par « l'Etal sont justifiées par l'intérêt général; mais les conversions d'em- « prunts amortissables faites par les Sociétés privées sont souvent « abusives. Des jugements importants ont consacré le principe de l'incon- « vertibilité des obligations dont les conditions ne prévoient pas une « conversion. Conclusion : les établissements de crédit devraient frapper « d'une certaine dépréciation les titres contenant la clause de rembourse- « ment anticipé.
« Ce n'est pas l'avis de M. de Laveleye, consul du Luxembourg « et directeur du Moniteur des intérêts matériels, pour qui la réduction du « taux de l'intérêt est un phénomène économique souvent inévitable.
« M. Badon-Pascal est de l'avis de M. Lépreux. Les Compagnies qui « convertissent leur dette abusent, selon lui, de leur force.
« M. H. Adan, qui a écrit de remarquables ouvrages contre les faux « principes sur lesquels s'appuient les institutions de l'Etat, estime que « les placements de fout repos que l'on rembourse arbitrairement causent « un préjudice à ceux qui les ont en portefeuille.
« Après de nouvelles observations de MM. Badon-Pascal et de « Laveleye, la première séance a pris fin sans avoir abouti à une « conclusion.
« Mardi 3. — La discussion de la question de l'échange de publica- 5 tions entre les actuaires de divers pays est à l'ordre du jour.
« Le rapporteur, M. Martin-Dupray, propose l'échange le plus large « possible des publications entre les Instituts existants ; il préconise la « création d'Institut dans les pays qui n'en possèdent pas. 11 émet le voeu « de voir bientôt naître une association des actuaires belges.
« M. Georges Hamon propose, pour faciliter cet échange, la consti- « tution d'un comité permanent international. « M. Léon Marie appuie cette proposition.
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