Aller au contenu

Comparateur de mutuelles santé gratuit et sans engagement

Assurance France Etranger

C'est surtout en cette qualité, comme savant et comme auteur, quenous demandons à vous présenter Johan de Witt.

Obtenir mon devis gratuit

C'est surtout en cette qualité, comme savant et comme auteur, que
nous demandons à vous présenter Johan de Witt.

Né à Dordrecht, probablement en 1625, de parents aisés, Johan fit ses
premières études au lycée de Dordrecht. En 1641, il entra à l'Université
de Leyde, fit, après quatre ans d'études, le voyage à l'étranger, alors de
rigueur pour ceux qui s'instruisaient, et acquit en France, à Angers, le
titre de docteur en droit. En 1648, il s'établissait à La Haye, comme avo-
cat près des cours de Hollande.

C'est à cette époque qu'il écrivit des traités mathématiques, sous les
titres : Principes de la Théorie des lignes courbes et Des places géométri-
ques dans les sirfaces planes et dans l'espace qui, cependant, ne furent
imprimés qu'en 1658 et 1059.

En 1650, son père, Jacob de Witt, homme politique et fonctionnaire
du gouvernement, fut fait prisonnier par Guillaume II, qui gouvernait
alors la Hollande. Johan de Witt s'employa activement à obtenir la mise
en liberté de son père; au bout de trois semaines, ce but fut atteint et son
père relâché. Après la mort de Guillaume II, Jacob de Witt fut rétabli
dans ses fonctions, et Johan de Witt nommé Pensionnaire de la ville de
Dordrecht. En 1653, il fut appelé aux fonctions de Grand Pensionnaire de
la Hollande et de la Frise Occidentale, de beaucoup la plus importante des
sept provinces réunies des Pays-Bas.

C'est clans ces fonctions qu'il déploya, pendant de longues années,
tout son savoir. Rien ne lui était étranger : affaires politiques, commerce,
défense, finances, tout se réunissait entre ses mains.

C'est à ses efforts pour améliorer l'état des finances de son pays que
nous devons son ouvrage, dans lequel figure le premier projet d'une table
de mortalité qui est une des premières applications connues du calcul de
probabilité à l'idée de chance de vie.

Il est intitulé : Valeur des Rentes viagères en proportion des Rentes
amortissables, et fut imprimé en 1671, à La Haye, par Jacobus Scheltus,
à quelques exemplaires seulement, destinés aux plus hauts fonctionnaires
de l'État. Autant que l'on sache, deux exemplaires de cet ouvrage existent
encore. L'un a été découvert par le professeur Bierens deliaan, à Leyde,
et appartient à M0 Coenen van S. Gravesloot. L'autre, nous l'avons
déjà dit, se trouve dans la bibliothèque de la Société Générale Néerlandaise
d'Assurances sur la vie, à Amsterdam.

Le premier de ces exemplaires a été reproduit en 1879 par Joh. Ens-
chedé, à Haarlem, pour le compte de la Société de Mathématiques : Un
travail assidu surmonte tout, qui en a offert le fac-similé comme souvenir
du centenaire de la Société. C'est ainsi qiie l'ouvrage a été répandu. Une