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Caisse générale des assurances mutuelle

« des personnages officiels. Cette tentative échoua complètement ; au bout de„ deux ansà peine d'une existence précaire,la Société tombaen déconfiture.« Les socialistes de la Chambre…

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« des personnages officiels. Cette tentative échoua complètement ; au bout de
„ deux ansà peine d'une existence précaire,la Société tombaen déconfiture.
« Les socialistes de la Chambre seront-ils plus heureux ou plus
„ puissants que leur impérial précurseur ? 11 est permis d'en douter, car,
„ dans la situation où se trouvent nos finances, l'État a d'autres préoc-
„ aipations que d'exproprier les Compagnies existantes et de créer une
„ Caisse générale des assurances. Aussi, n'aurions-nous même pas
, signalé cette tentative destinée à un échec certain, si elle ne révélait une
,. fois de plus avec quelle ténacité les socialistes poursuivent l'exécution
« de leur programme. En tête de leurs revendications, en effet, figure la
v. destruction de l'initiative privée sous toutes ses formes. Quoi, il y a des
u citoyens qui, sans rien demander à l'Etat, se permettent de créer et
,. d'administrer des Sociétés libres d'assurances. C'est à l'Etat qu'il appar-
« tient de mettre fin à cet abus, parce qu'à lui seul appartient le droit
i. d'assurer les gens contre les risques que leurs biens ou leur vie peuvent
« courir. N'est-il pas intolérable de penser qu'un citoyen peut s'adresser
i. à une Compagnie privée, contracter avec elle, partager sa bonne et sa
« mauvaise fortune sans que l'Etat intervienne?

« Voilà pour la partie théorique. Mais, au fond, il s'agit dans cette
!• campagne menée contre les Sociétés d'assurances, d'une simple ques-
« lion d'intérêt privé. Quelle aubaine pour les socialistes de carrière si
i. l'Etat mettait la main sur les oeuvres d'initiative privée, qu'il s'agisse
« d'assurances ou de chemins de fer! Quelle pluie bienfaisante de places
« pour les politiciens à la recherche d'une fructueuse position sociale!
i' Que de traitements petits ou gros, que de jetons de présence, ,que de
i' sinécures, que d'honneurs rétribués ! Ce serait le paradis dans le paradis,
i. Et, en temps d'élections, comme ce serait commode, agréable et ôcono-
« inique de mettre en branle quelques centaines de mille de fonctionnaires
<¦ convertis en agents électoraux! Là est tout le secret delà haine jalouse
« que les politiciens socialistes nourrissent contre toutes les Compagnies
« privées en général, et en particulier contre les Compagnies de chemins
« de fer et d'assurances. »

Encore des opinions contre l'assurance par l'État... MM. Picard,
Claudio Jannet, Ludovic Halévy, Emile Cheysson, vicomte d'Avenel,
Paul Moulin, Gibon

M. Ricard, député de Rouen et actuellement garde des sceaux, a fait
en 1889 une magistrale profession de foi au premier congrès des accidents
du travail, dont voici la conclusion :