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Garanti Société d'assurances

Outre des 100,000 du roi, et demandait qu'on les éteignît, afin de réduirele chiffre total à 200,000; elle demandait d'être déchargée des 900millions dus au roi et offrait de lui rétrocéder…

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Outre des 100,000 du roi, et demandait qu'on les éteignît, afin de réduire
le chiffre total à 200,000; elle demandait d'être déchargée des 900
millions dus au roi et offrait de lui rétrocéder partie des 48 millions à elle
assignés sur les impôts ; elle réclamait enfin l'autorisation de faire à ses
actionnaires un appel de 3,000 francs par action, en payant à ceux qui
répondraient un dividende de 30,0, lequel dividende serait garanti par
une Société d'assurances formée entre les principaux actionnaires ; le
surplus des profits devait appartenir à la Société.

On sait le reste.

Le gouvernement consentit à tout et rien ne réussit !...

On le voit, le génie de Law était en avance de plusieurs siècles,
puisque la combinaison d'assurance imaginée par lui pour garantir le
dividende des actions de la Compagnie des Indes n'a été que très

essayer le sauvetage ; elles signifiaient aussi qu'une récompense était promise aux
sauveteurs.

Actuellement, le service des pompiers fonctionne pour tous indistinctement,
assurés ou non ; mais la plaque n'en indique pas moins que la Compagnie qui
l'a placée saura largement reconnaître les efforts des gens qui auront prêté leur
secours ; ce signe contribue, dans beaucoup do circonstances, à stimuler le cou-
rage et le dévouement des hommes énergiques accourus pour lutter contre le
lloau du feu.

Mais les plaques rendent encore un autre genre du service : elles sont une
protection contre les incendiaires, et voici dans quels cas. • >n va comprendre comment,
M ce titre, elles ont leur raison d'être, surtout dans les campagnes.

Les bureaux du contentieux, dans les Compagnies d'assurances, savent, ils l'ont
établi par des statistiques déjà anciennes, — que, parmi les incendies, il y en a de
~'0 à 35 0/0 qui sont dus à la malveillance. C'est énorme.

Eh bien, parmi ceux-là, un grand nombre, — on en est certain, — doivent être
attribués aux propriétaires eux-mêmes. Beaucoup d'autres ont pour origine la mal-
veillance, l'animosité des voisins.

En province, dans lus villages, les rivalités sont acharnées, les haines sont vives cl
militantes. Les toitures de chaume, lus granges avec leurs amas de pailleset de foins,
les bûchers remplis de fagots et de provisions de bois, tout ofl'ru une tentation trop
naturelle aux malfaiteurs, et lu l'eu cause là de grands ravages, des désastres les trois
quarts du temps impossibles à limiter.

Mais, en somme, le véritable but de l'incendiaire, c'est de nuire, de nuire à
quelqu'un, à son ennemi, et si celui-ci est assuré, s'il doit trouver la réparation
certaine du mal qu'on aura voulu lui faire, le but est manqué. Aussi le paysan haineux
renoncera-t-il souvent à incendier une maison assurée, et cherchera-t-il plutôt un
autre genre de vengeance.