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Que ce soit pour lutter contre les déserts médicaux ou pour trouver des solutions sur les dépassements d'honoraires, le gouvernement se repose entièrement sur les mutuelles. Les mutuelles qui jouent un rôle de plus en plus solidaire remplacent petit à petit les remboursements de la sécurité sociale. À part pour l'hospitalisation, seule les mutuelles permettent de financer le remboursement de nombreux soins et tout particulièrement, les soins dentaires et les soins optiques qui sont d'ailleurs quasiment intégralement remboursés par les mutuelles. Même si la sécurité sociale n'a pas abaissé son remboursement malgré ce qu'en pensent la plupart des personnes, il faut savoir que la sécurité sociale à améliorer son pourcentage de remboursement sur l'ensemble des soins remboursés. Il y a eu une augmentation faible mais il n'y a pas eu de baisse de remboursement même si certain remboursement comme la plupart des médicaments ne sont plus remboursés tels qu'il l’était auparavant. En revanche, si la sécurité sociale continue de rembourser la même façon les soins, la sécurité sociale ne fait pas de gestes sur les dépassements d'honoraires. Lors des récentes négociations, on a pu s'apercevoir que la place qu'occupait la sécurité sociale autour de la table des négociations n'était pas d'une réelle utilité puisque la sécurité sociale ne prend pas part au financement des dépassements d'honoraires. Cependant ces derniers sont de plus en plus nombreux et ils constituent une somme qui atteint près de 5 milliards d'euros par an et que seules les mutuelles remboursent. La sécurité sociale et donc le gouvernement aurait pu décider d'augmenter les tarifs de convention ce qui aurait permis de baisser les dépassements d'honoraires. Pourtant lors des négociations, seuls quelques soins jugés trop peu rémunérateurs ont été remis en question et la sécurité sociale était prête à faire un geste mais concernant une augmentation éventuelle du tarif de convention des médecins spécialistes qui n'est presque jamais respecté, la sécurité sociale n'a rien proposé. Rien d'étonnant me diriez-vous car la sécurité sociale a déjà beaucoup à faire pour résorber le déficit de la sécurité sociale qui a réussi à atteindre la somme record de 200 milliards d'euros sur 10 ans ! Pour faire un résumé de la situation, la sécurité sociale ne détériore pas son remboursement donc on peut considérer que le gouvernement ne baisse pas sa participation dans le remboursement des soins seulement le petit problème c'est que son engagement se base sur un tarif obsolète puisqu'il s'agit du tarif de convention qui n'est presque plus respectée dans l'ensemble des secteurs de la médecine. Qu'il s'agisse des honoraires de chirurgiens mêmes au sein d'un hôpital public, qu'il s'agisse d'un remboursement d'une prothèse dentaire ou d'une paire de lunettes, la sécurité sociale ne rembourse plus la part qu'elle devrait rembourser c'est-à-dire théoriquement 70 % mais de quoi ? Certainement pas des 70 % de la dépense mais 70 % d'un tarif de convention qui date d'une époque où les médecins le respectaient ce qui n'est absolument plus le cas aujourd'hui. La faute aux médecins ? C'est un raccourci trop facile mais il est certain qu'ils ont une part de responsabilité mais la sécurité sociale devrait augmenter le tarif de convention des médecins spécialistes. Si le tarif de convention était passée à 30 € la visite, les dépassements d'honoraires auraient diminué d'au moins 20 %. Maintenant, la France doit respecter un déficit budgétaire strict et n'a plus les moyens d'augmenter sa part budgétaire pour une caisse primaire d’assurance maladie qui a déjà de grandes difficultés à équilibrer ses comptes. Le gouvernement se repose donc sur les mutuelles et a tout intérêt à ce qu'elle se développent d’avantage. Le point faible des mutuelles est aussi son point fort, des réseaux de soins sont leurs points forts mais le problème c'est qu'ils sont jugés illégaux mais pour que les mutuelles se substituent au gouvernement en matière de santé et surtout en termes de financement des soins de santé, le gouvernement réussira forcément à imposer à l'Europe que le système des réseaux de soins des mutuelles deviennent légal. Les mutuelles ont plein d'avenir car la solidarité n'est plus tellement la force du gouvernement français. 
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