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Leibnitz et Bernouilli l'estimaient incomparable. Le professeur G. J. S. Gravesande,de Leyde, publiait en 1751 une édition des oeuvres de Huygens permettantaux intéressés de prendre…

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 Leibnitz et Bernouilli l'estimaient incomparable. Le professeur G. J. S. Gravesande,
de Leyde, publiait en 1751 une édition des oeuvres de Huygens permettant
aux intéressés de prendre connaissance des inventions générales et des
études algébriques du plus grand savant hollandais.

Le professeur P. Karting écrivit en 1868 la Vie et les OEuvres de
Christiaan Huygens, où nous avons puisé quelques détails reproduits ici.

Finalement, nous citons encore, pour ceux qui voudraient plus ample-
ment connaître Huygens, l'ouvrage de Henri Baron Collot d'Escury, inti-
tulé la Gloire de la Hollande en arts et en sciences, qui traite également
en partie des oeuvres de Christiaan Huygens.

Son histoire complète n'a pas été publiée encore, mais, dans ce but,
on recueille actuellement ses lettres et manuscrits, déposés à la Biblio-
thèque académique de Leyde.

C'est à cet institut cjue Huygens légua toutes ses rouvres, par un long
testament fait quatre mois avant son décès, qui eut lieu lo 8 juillet 1695.

Histoire de l'actuariat à l'Étranger. — Les actuaires étaient
inconnus en France, il y a vingt ans ; mais leur situation différait en
Angleterre. Un siècle s'est écoulé depuis l'époque où de Moivre,-Priée,
Baily, disciples des de Witt, des Huygens, élargissaient le cadre de la
science nouvelle et la guidait dans celte voie où elle devait acquérir un
si grand développement, grâce aux travaux de leurs successeurs (1).

Dès l'année 1848, les actuaires du Royaume-Uni étaient assez nombreux
pour fonder une Société professionnelle sous le nom d' « Instituts of Actua-
ires ». Cette Société, dont le renom est maintenant universel, a puissamment
contribué à l'extension prodigieuse prise par les études financières chez
nos voisins d'outre-Manche. Elle publie un journal, dont la collection
constitue une encyclopédie complète des études techniques relatives aux
opérations financières de toute nature. La plupart de ces études ont été
réunies, il y a peu d'années, en deux volumes intitulés « Institute of
Actuaries, Text Book » ; le premier traite des opérations non viagères et
le second des assurances sur la vie et autres opérations aléatoires
ayant pour bases la mortalité humaine (2).

(1) En effet, l'actuariat adonné lieu à de nombreux travaux que nous mentionnons
plus loin au chapitre réservé à la presse et aux auteurs.

(2) En 1884, la Reine a reconnu par lettres patentes l'utilité do l'Institut et a homo-
logué ses statuts.