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Opérations Compagnies d'assurances

Avec cela, on peut faire toutes les opérations de constitution de capitalou d'amortissement de capital, qui ont leurs parallèles dans les assu-rances en cas de décès et les rentes viagères…

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Avec cela, on peut faire toutes les opérations de constitution de capital
ou d'amortissement de capital, qui ont leurs parallèles dans les assu-
rances en cas de décès et les rentes viagères. Mais ici intervient
l'actuaire avec un troisième facteur, fourni par la statistique d'après les
observations sur la mortalité et applicable à chacun des termes
élémentaires des calculs financiers.

Prenons, pour caractériser ces opérations, un exemple fort simple.
Pour constituer en banque au bout de 20 ans un capital de 1,000 francs,
il faut verser une somme de 502 francs au taux de 3 1/2 0/0; mais si CJ
capital de 1,000 francs n'est payable qu'en cas de vie du déposant', âgé
de 30 ans par exemple, comme de 30 ans à 50 ans la mortalité est de
10.5 0/0 ou que le nombre des vivants est réduit à 83.5 0/0, le capital
à déposer ne sera que de 419 francs. Pour l'âge de 40 ans, il ne sera
que de 373 francs ; pour l'àgo de 50 ans, il ne sera que de 283 francs,
la mortalité ayant été plus grande, et par suite, les chances de la Banque
de payer le capital ayant diminué avec l'âge initial.

Ce sont des opérations de ce genre que font les actuaires pour les
Compagnies d'assurances, opérations beaucoup plus complexes, quand
il s'agit des capitaux à payer en cas de décès ; c'est par des calculs
analogues que les actuaires déterminent d'abord les primes « pures » des
tarifs des Compagnies d'assurances, puis les primes « chargées »
demandées aux assurés, puis enfin la « réserve » des Compagnies,
c'est-à-dire l'ensemble des capitaux que ces Compagnies doivent avoir
encaisse pour parer à toutes les éventualités de payement de capitaux

son, inspecteur général des Ponts et Chaussées, professeur à l'Iicolo supérieure des
mines et à PKcole des Sciences politiques, membre du Conseil supérieur do statistique,
de l'Institut international de Statistique et du Comité permanent des accidents du
travail, membre de la Commission d'enquèto et président de la Sous-Commission
technique des Sociétés de secours mutuels; J. Cohen, actuaire des Compagnies La
t'aime Paternelle et La Confiance ; .1. Fillod, directeur et ancien actuaire de la Com-
pagnie Le Monde; L. Fontaine, ancien élève de l'Ecole polytechnique, actuaire do la
Caisse des Dépôts et Consignations, membre de la Commission d'enquèto des Sociétés
de Secours mutuels ; G. Fourot, examinateur d'admission a l'École polytechnique,
ancien actuaire des Compagnies Le Plumi.e et Le Soleil; A. Du Fresnay, directeur et
ancien actuaire de la Compagnie Le Phénix ; P. Guieysse, député du Morbihan, répé-
titeur à l'Ecole polytechnique, membre de ['Actuariat Societi/ of America, membre do
la Comn.ission d'enquête des Sociétés de secours mutuels, ancien actuaire de la Com-
pagnie L'Union; E. de Kertanguy, directeur et ancien actuaire do la Compagnie d'As-
turanecs Générales ; de I.afitte, ancien élève de l'Ecole polytechnique ; Laurent
examinateur d'admission à l'Ecole polytechnique, docteur es sciences, ancien actuaire
des Compagnies Le Temps et L'Union; Levasseur, actuaire de la Compa^-nio La
Lranee; Léon Marie, ancien élève de l'École polytechnique, actuaire de la Compagnie